Sur ce livre, voir Maspero, p. 85-S
les Dix Paroles, et que Moyse, disait-on, avait rédigée par l'ordre et sous la dictée de Iehova. Je commence par les prescriptions sur les choses divines, sans m'attacher à celles qui ne sont que le développement des quatre premières des Dix Paroles.
La circoncision n'est pas réglée par la Loi, du moins dans Y Exode i ; elle est reconnue comme antérieure à la Loi même, et aussi ancienne que l'existence d'Israël. Dans le récit élohique de la Genèse, xvn, 10, le dieu la prescrit à Abraham comme le signe de l'alliance qu'il fait avec sa race. Cependant un passage de Y Exode, d'ailleurs très-obscur, iv, 25, semble lui donner une origine différente, et peut-être plus vraie, en la présentant comme une espèce de sacrifice, par lequel on rachète à un dieu sanguinaire la vie de l'homme en lui offrant xle la chair et du sang pris à la source de la vie. Quoi qu'il en soit, il y a sur la circoncision un passage classique d'Hérodote, II, 104 : « Les Phéniciens, et les Syriens de Palestine conviennent eux-mêmes qu'ils ont appris la circoncision des Égyptiens. » Les Syriens de Palestine, ce sont les Juifs, comme le reconnaît Joseph 2.
On a signalé d'autres emprunts que la religion d'Israël semble avoir faits à celle de l'Egypte ; mais, comme l'a dit M. Renan, il n'est pas facile d'en mesurer l'étendue. On a vu que les origines de l'israé-