‹ Le Christianisme et ses origines (volume 5)Chapitre 97 sur 183 · C'est ainsi que parle Cicéron. Verr., V · texte numérisé non relu

C'est ainsi que parle Cicéron. Verr., V

2. Voir plus haut page 134. Voir cependant, IV, Esdras,*xu, 45. — Derenbourg , pages 282-288 et page 302. — On peut supposer

Les livres rabbiniques ne s'intéressent qu'aux rabbins, et à ce qui se fait sous leur influence. Or il semble, quoiqu'on ne voie pas très-clair dans cette histoire, que les rabbins ne s'associèrent pas à la révolte qui aboutit à la ruine de Jérusalem ; que les plus considérables d'entre eux se tinrent à l'écart, et s'établirent pendant le siège à Iabné.

Au triomphe de Yespasien et de Tilus, on porta solennellement dans Rome les objets consacrés au culte de Iehova qui avaient été pris dans le Temple : on les voit encore aujourd'hui dans les bas-reliefs de l'arc de Titus, où on remarque particulièrement le chandelier à sept branches l.

Yespasien et son fils ne prirent pas le nom de

aussi que les auteurs de ces livres craignaient, en appuyant sur les souvenirs de guerre, de paraître nourrir eux-mêmes, contre les pouvoirs de leur temps, des pensées d'indépendance et de révolte, et qu'ils mettaient plus volontiers en scène les hommes de paix.

V. Joguet, dans un ouvrage posthume auquel M. Duruy a rendu un juste témoignage, les Flaviens, 1S7G, se plaint avec amertume qu'il ne soit pas sorti des synagogues « une œuvre littéraire durable en faveur de la grande cause qui avait succombé, un appel à l'avenir contre l'injustice du sort et des hommes, un monument de piété patriotique aux nouveaux Machabées, do manière à vaincre le temps et le mauvais vouloir des conquérants ; » et qu'il ne nous reste de la grande guerre juive qu'un récit écrit dans la cour et sous l'approbation de Titus (page 36 .

1. Joseph ne mentionne pas l'arche parmi les objets qui figurèrent dans la cérémonie du triomphe, et on ne la retrouve pas non plus dans les bas-reliefs de l'arc de Titus. On a vu. en effet, qu'elle avait disparu déjà au temps du livre attribué à Jérémie. Un chroniqueur byzantin, Jean d'Antioche ou Malala, dit que Titus lit présent à la ville d'Antioche de Kéroubs d'airain pris dans l'intérieur du Temple (p. 261 et 281, édit. de Bonn.). Il ne dit pas que ce soient les deux Kéroubs qui étaient sur l'arche, et s'il le disait, on ne pourrait l'admettre d'après une aussi faible autorité.

judaïctis, suivant la coutume romaine; sans doute garce que ce nom avait quelque chose d'équivoque, et rappelait l'idée des judaïsants. l.

Dès le commencement de la guerre, et avant le siège de Jérusalem, les sicaires s'étaient emparés de la forteresse de Masada, et ils la tenaient encore. Ce fut le dernier obstacle que les Romains trouvèrent devant eux. Joseph raconte que ces champions obstinés de l'indépendance juive, se voyant forcés par les Romains, s'entre-tuèrent tous, après avoir égorgé leurs femmes et leurs enfants. Deux autres places fortes, Hérodion et Maehéronte, s'étaient rendues.

Un grand nombre de Juifs s'étaient réfugiés en Egypte, et essayaient d'y rallumer la guerre. Livrés aux Romains, ils se laissèrent torturer et tuer sans se soumettre à saluer l'empereur du nom de maître. Vespasien fit détruire alors le temple que les Juifs avaient en Egypte ; ce temple survécut ainsi à peine à celui de Jérusalem. Une autre tentative de soulèvement, en Cyrénaïque, fut également étouffée dans le sang.

Tout ce qui était juif fut plongé dans la consternation par la ruine de Jérusalem, ou plutôt par la ruine du Temple; ils n'avaient vécu que pour leur dieu, et c'était leur dieu qui leur manquait. On fit le deuil, on jeûna; beaucoup se condamnèrent à ne plus manger de viande et à ne plus boire de vin ~. Sur les

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