‹ Le christianisme et ses originesChapitre 30 sur 48 · Comparez l'Evangile de Lqc, xyi · texte numérisé non relu

Comparez l'Evangile de Lqc, xyi

L&S STOIQUES ROMAINS. Sg7

fragé ; il abritera l'exilé.; il donnera Taumône au misérable ; non pas cette aamone insultante, avoe laquelle la plupart de ceux qui se prétendent charitables humilient et dégradent ceux qu'iU secourent, redoutant jusqu'à leur coniact ; il donnera comme un homme dûù donner 4 un homme: il lui fera sa part du patrie moine éGomm$m. U accordera un fils aux pleurs de sa mare en brisant ses fers ou en le rachetant de Tarène; il ensevelira le corps même du criminel > Nulle morale ne peut aller plus loin, ni pour la délicatesse du sentiment, ni pour la hardiesse d'uae conception de la propriété qu'on peut appeler communiste^ aussi bien ici que chez les grands orateurs de l'antiquité chrétienne. €e n'est certainement pas là ce Sage placé en dehors de l'humanité, sorte d'abstraction impassible et froide, auquel oa .prétend réduire l'idéal stoïque, pour l'opposer .à un ai»tre idéal qu'on appelle chrétien.

En6n on résumait toute la sagesse dans ^ette formule : c Elle enseigne à honorer les dieux, et à aimer les hommes : colère divina^ àumana ^dUigere ^ »

U y a dans la tragédie de ThyeMe un Xrait qui me frappe. Tandis que, selon la foi chrétienne, la charité n'est pas faiie pour les démons ni pour les damnés, et qu'ils ne peuvent m en être l'objet ni la ressentir euxmêmes» le poëte au contraire nous fait voir Tantale, le grand sacrilège» xésistant à l'ordre 4es divinités infernales qui ramèneni sur la terre pour jeter uae fureur impie dans l'âme de ses petits-fils. Il est humain,

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