CHAPITRE IL
Tendances de l'homme.
Du second coup d'œil qu'il jette en lui-même, l'homme découvre dans son être des forces ou des tendances :
La force intellectuelle, qui tend à la vérité, à la science ; en d'autres termes à la connaissance de ce qui est 3 ;
La force morale, qui tend à la sainteté ou au bien ; on peut dire aussi, à l'ordre 4 ;
La force affectueuse, qui tend à des relations, à des unions 5, et dont la bonté n'est qu'une application : faire du bien, c'est aimer 6 ;
La force sensible, qui tend à la satisfaction, à la jouissance, au bonheur 7 ;
La force religieuse, tendance à des relations avec un être qui réalise l'idéal de ces éléments de notre nature et qui devra, pour les contenter, être infini en science, en sainteté, en amour et en bonheur 8.