INTRODUCTION. XV
raeut profond de reconnaissance et de joie religieuse, de ce qu'il m'a été accordé d'achever ce travail et de îe faire marcher de front avec les devoirs multipliés du ministère.
En un temps moins prévenu pour ou contre les questions et les croyances religieuses, ce livre servirait, je dois le penser, à imprimer une secousse salutaire aux méditations de la piété et aux recherches de la science; il pourrait aussi inaugurer une alliance défensive entre la foi religieuse et la philosophie spiritual iste contre le matérialisme de toute nuance, qui déborde encore par moments ; enfin, dans le sein de l'Église, il pourrait, en montrant les pures sources de la vérité ouvertes pour tous les cœurs religieux, faire voir aussi où sont les fondements inébranlables de la paix, de la liberté et de la vie chrétienne.
De si hautes espérances ne m'abusent point, malgré toute leur puissance de séduction. Notre pays est depuis trop peu de temps à la recherche d'une foi pour en trouver si promptement une qui lui suffise, qui réponde à son génie difficile, qui le défraye assez de ses efforts et lui fasse trouver la paix au delà. Je me dis avec tranquillité : Attendons ; ce que ce travail renferme de vrai selon l'Évangile surnagera malgré la force et les détours des torrents du présent siècle, et l'on y viendra... Cette prévoyance, que j'exprime ici sans la moindre hésitation d'humilité affectée, et sans l'exagérer ou l'affaiblir, fera dire à l'incrédulité ignare et moqueuse: « C'est de la vanité! » mais elle fera dire à la piété qui sait respecter toutes les convictions grandes, pacifiques, sincères : « C'est de la foi! » L'un de