‹ Le Christianisme, médiéval et moderneChapitre 39 sur 45 · II. Les textes patristiques confirment les faits ; exemples · texte numérisé non relu

II. Les textes patristiques confirment les faits ; exemples

— Indépendance des anciens conciles par rapport à Rome. — Le scandale de Libère et celui d'Honorius I. — Silence de saint Augustin, de saint Vincent de Lérins, des hérésiologues, d'Isidore de Séville et de l'Aréopagite sur la primauté du Pape. — Hésitation de l'évêque de Rome à la réclamer 4i

III. Causes qui établissent la « primauté d'honneur » du Pape et préparent sa « primauté de juridiction ». —

L'évolution gouvernementale de l'Eglise semble avoir pour terme la monarchie. — La complicité des textes évangéliques. — Les premiers appels qu'y fait le Pape. . 51

IV. Les fondements historiques de la fortune du Pape ; ils sont de l'ordre politique.- — La tutelle byzantine ; le péril lombard; la tutelle franque; l'anarchie romaine; la tutelle allemande. — La théorie du Saint Empire romain germanique. — Profits que tire le Pape de tout cela . . 54

V. Constitution de la doctrine pontificale. — Les faux juridiques. — Les fausses décrétâtes; leur importance. — Gomment elles se continuent et se perfectionnent ; Gratien, Martin de Troppau, etc. — OEuvfe juridique et non théologique 56

VI. La face politique de la doctrine; la souveraineté temporelle du Pape. — Propagande des moines en sa faveur.

— Action dans le même sens de diverses causes extérieures : la lutte du Sacerdoce et de l'Empire ; la Croisade. — Ses conséquences intellectuelles 62

Chapitrk III. — La scolastique C5

I. Définitions. — L'origine du mot scolastique. — L'origine de la obose. — Le problème fondamental que se pose l'Ecole ; son ancienneté. — Gomment le voient les Pères.

Pa«e»

— Pourquoi il parait plus complique au xi-" siècle. — Le but de la scolastique : constituer la science de la foi.

— Sa méthode : la dialectique rationaliste. — Comment

clic entend le rapport de la foi et de lu raison 66

II. Comment le problème s'exprime dans les Sommes. — Comment il se renouvelle de l'extérieur: les sources profanes successives de la scolastique. — Donys l'Aréopagile ; origine, sens et fortune de ses écrits. — L'avènement d'Arislote. - Résistance première de l'Eglise; pourquoi elle cède. — Dangers, pour la théologie, de l'adoption d'Aristole. — Comment on les tempère. — L'harmonisation des influences diverses : le syncrétisme thomiste 71

III. Caractères généraux de lu scolastique ; en quoi elle est un modernisme. — L'opposition officielle à saint Thomas.

— Les périls que recèle la scolastique pour l'orthodoxie.

— Apparente immobilité de la scolastique; son évolution réelle ; ses étapes. — Son échec final. — Efforts qu'elle

a provoqués; les grands maîtres; leurs dissemblances. . 77

IV. Le débat sur le nominalisme et le réalisme. — Ses origines antiques : Porphyre. — Les termes du problème.

— Son importance pour l'Eglise et pour le sens commun. — Les thèses nominalistes de Roscelin et leurs conséquences. — Leur condamnation officielle et leur persistance dans l'Ecole. — Abélard et le conceptualisme ; son influence. — La renaissance occamienne du nominalisme. — Comment elle implique la séparation de

la philosophie et de la théologie 81

V. Intensité de la vie scolastique; elle n'atteint pas le bas clergé ni le peuple.'— Préjudice qu'elle porte à la pensée chrétienne. — La réaction du mysticisme. — Ce que le christianisme doit à l'Ecole.— Le progrès dogmatique qu'elle a favorisé; l'Immaculée-Conception ; les sacrements; les doctrines de l'expiation. — Les indulgences.

— Importance que prend le sacrement de pénitence. — La scolastique a favorisé la ritualisalion de la] foi. — Elle a fortifié le pontificalisme comme dogme. — Dangers d'avenir de ces opérations et de la scolastique &n général. 84

Chapitke IV. — L'opposition à l'Eglise. — Les réactions du

sentiment religieux et l'anticléricalisme 01

1. Les modalités diverses de la résistance à l'Eglise. — Cette résistance s'assimile à l'hérésie. — Elle ne rencontre point des conditions favorables. — Caractère général de la plupart des hérésies médiévales 92

316 TABUB DES MATr軫«

Page»

II. Les réactions du sentiment religieux. —Le mysticisme; c'est le grand élément de trouble dans l'Eglise, — Les diverses espèces de naystiques au Moyen Age. — Les mystiques apocalyptiques et pneumatiques : Joachim d« Flore. — L'Evangile éternel et la théorie des trois âges. — Les Spirituels. — Comment ils transposent leurs espérances : l'exaltation de la pauvreté ecclésiastique. — Ils sont persécutés; persistance de leur influence. - Les mystiques scolastiques : Eckart, Tauler, Suso, etc. — Caractères de leur spéculation; ses méthodes. — Inquiétudes qu'elle provoque dans l'Eglise. — Les mystiques pénitents. — Les Flagellants. — Leur hostilité contre le clergé. 94

III. Fréquence des hérésies anticléricales. — Pierre de Bruys; Tauchelra, Eon de Loudéac ; Henri de Lausanne; les Frères apostoliques ; etc. — Les Cathares; revival de manichéisme. — L'extension du catharisme ; ses doctrines essentielles ; son anticléricalisme. — L'Eglise n'a raison de lui que par le bras séculier. — Les Vaudois\ leur origine : Pierre Yaldo et les Pauvres de Lyon. — Leurs bonnes intentions premières. — Leur révolte contre l'Eglise. — Leur succès parmi les petites gens. — Son étendue et sa durée 101

IV. Sectes et confréries orthodoxes dont l'esprit s'oppose pourtant à celui de l'Eglise. — Les Patarins. — Les Béguines et les Reghards. — Les Frères de la vie commune. — L'esprit de Vlmilation. — Les sectes nettement hostiles à l'Eglise; les Frères du libre esprit et les Ortlibiens. — Leurdoclrine et ses conséquences pour l'Eglise, l'orthodoxie et la société 110

Chapitrb V. — L'opposition à l'Eglise au Moyen Age. — Les réactions de la pensée religieuse, de l'esprit scientifique et de la pensée libre il»

I. La pensée religieuse indépendante. — La doctrine d'Amaury de Bène. — Sa condamnation par divers conciles. — Son extension. — L'influence d'Averroès; caractères généraux de sa doctrine. — La résistance de l'Eglise.

— Son insuffisance et ses capitulations H»

II. La science sous les espèces des sciences occultes. — L'opinion courante à leur sujet. — Incertitude première de la doctrine de l'Eglise. — Elle se précise, dans le sens de la crédulité et de la rigueur, à partir du xiu* siècle. — Influence de la papauté. — Rôle de l'Inquisition, qui fait de la ftorcellerie une hérésie. — Déplorables conséqueaees de cette politique de l'Eglise 118

TAflLÏ DES MATIÈRES 317

Page*

III. La science proprement dite. — Ce qu'elle est au Moyen Age. - L'influenco d'Aristote pourrait la d(!'VcIopper. — L'exemple de Roger Bacon. — 11 devance l'avenir et est perdu pour son temps. — La pensée libre. — Elle existe au Moyen Age. - Dans quelles limites. — La suryeillance de l'Eglise sur les livres 123

IV. Les moyens d'action de l'Eglise contre ses ennemis. — L'excommunication. — L'appel au bras séculier; pourquoi il y rt^pond : l'hérésie, péril social, — Développement de l'intolérance dans l'Eglise. — Organisation de l'Inquisition. — Sa procédure et son esprit. — A-t-elIe rendu service à la religion? 126

V. Conclusion 8ur l'état d'esprit du peuple au regard de la religion et de l'Eglise. — Périls que récèle l'évolution propre de l'Eglise 129

nHAPiTRE VI. — L'évolution de l'Eglise du XI^ au XI 7"= siècle :

le triomphe du sacerdotalisme 131

I. Théorie nouvelle de l'Eglise, qui l'identifie à la hiérarchie cléricale. — Le clergé dans la société : la doctrine des deux glaives. — Concessions des laïqpaos aux clercs. — Dans quel sens l'Eglise est égalitaire. — Force qu'elle tire de sa puissance surnaturelle. — Comment elle s'exprime en privilèges dans l'Etat et la Société. — Abus qui eo résultent. — Reproches des laïques aux clercs ; leur portée. — Position du clerc dans le .siècle 132

Page 1