‹ Le christianisme primitifChapitre 41 sur 77 · SA THEOLOGIE · texte numérisé non relu

SA THEOLOGIE

gné Jean-Baptiste sur la foi du. Père Céleste et après avoir vu l'Esprit descendre sur Jésus baptisé?

Comme le discours à Nicodème est l'explication du Baptême, le discours sur le Pain de vie est l'explication de lEucliarislie. Il s'agit toujours de montrer que Jésus peut donner Dieu à l'homme, qu'il peut lui proposer la véritable et complète révélation du Père, parce qu'il a vu Dieu et qu'il le connaît comme soimême, en tant que son Fils unique, de toute éternité. Il s'agit toujours de l'idée fondamentale de lÉvangile, à savoirs la régénération spirituelle des hommes par la communion au Verbe incarné » : seulement Jean explique ici, non plus la naissance, mais l'entretien de la vie surnaturelle apportée par Jésus. « La chair et le sang de Jésus ont été donnés sur la croix pour la vie du monde, afm de garantir aux hommes le bienfait de la vie éternelle et de la résurrection glorieuse; ils ne cessent pas d'être donnés à même lin dans lEucharistie, pour entretenir dans les âmes, par une communion réelle à Jésus glorifié, la vie divine, principe et gage de l'immortalité. La mutuelle habitation de Jésus dans le fidèle et du fidèle en Jésus se fonde sur ce que tous deux participent à la vie divine : Jésus la tient du Père et il la donne à ceux qui s'unissent à lui dans le sacrement de sa chair et de son sang. La mort du Sauveur est l'expression suprême du don, relativement à Jésus qui l'offre ; la communion eucharistique en est l'accomplissement et le gage relativement aux hommes qui le reçoivent : la foi est le moyen par

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lequel on se lappropric. Mais tout cela tient dans la notion de la vie et dans le symbole du pain vivant; de même que la foi suppose et n'exclut pas lidée de la mort salutaire, elle suppose pareillement et n exclut pas la réalité de la communion à Jésus dans lEucharislie ; et réciproquement, l'idée de la communion eucharistique éveillée par le mystère du pain de vie comprend en elle-même l'idée de la mort salutaire de Jésus et de la foi indispensable du chrétien. » Comme Xicodème, lorsque Jésus lui déclare quil faut naître de nouveau pour voir le royaume de Dieu, demande : « Est-il possible qu'un vieillard naisse encore une « fois?», lesJuifs, entendant que Jésus veut être la nourriture des hommes, se disent entre eux : « Comment « peut-il nous donner sa chair à manger ? » Et comme Jésus a répondu à Xicodème : a Quiconque n'est pas c( né de l'eau et de l'Esprit ne peut entrer dans le (( royaume des cieux «, Jésus répond ici aux Juifs : « Si « vous ne mangez la chair du Fils de l'homme et ne « buvez la vie de son sang, vous n'aurez pas la vie « en vous-mêmes, » L'analogie des deux situations est complète, et comme il s'agit d'un baptême réel et spirituel dans le premier cas, il s'agit d'une alimentation réelle et spirituelle dans le second.

Les récits sont aussi chargés de pensée que les discours. Si aucun d'eux n'est à prendre comme une allégorie pure, ils ont tous une valeur significative et symbolique ; ils sont comme les illustrations de la doctrine, ils la contiennent en quelque façon avant

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