ACTE I, SCENE III
Le Co?nte.
Qui peut mieux l'exercer en est bien le plus digne.
D. Diègue.
En être refusé n'en est pas un bon signe.
Vous l'avez eu par brigue, étant vieux courtisan. / yuA D. Diègue. ■*,, t j
220 L'éclat it mes hauts faits fut mon seul partisan.^' ^ Le Comte.
Parlons-en mieux, le roi fait honneur à votre âge.
D. Diègue.
Le roi, quand il en fait, le mesure au courage.
Le Comte.
Et par là cet honneur n'était dû qu'à mon bras.
D. Diègue.
Qui n'a pu l'obtenir ne le méritait pas. Le Comte.
225 Ne le méritait pas ! Moi?
D. Diègue.
Vous.
Le Comte.
^/é^M. Ton impudence,
Téméraire vieillard, aura sa récompense.
(77 lui donne un souffleta) , » D. Diègue (mettant répée à la main). Achève, et prends ma vie après un tel affront, Le premier dont ma race ait vu rougir son front.
Le Comte.
Et que penses- tu faire avec tant de faiblesse ? D. Diègue.
230 O Dieu ! ma force usée en ce besoin me laisse ! Le Co7?ite.
Ton épée est à moi ; mais tu serais trop vain, Si ce honteux trophée avait chargé ma main. Adieu. Fais lire au prince, en dépit de l'envie,
26 LE cm.
Pour son instruction, l'histoire de ta vie ; 235 D'un insolent discours ce juste châtiment Ne lui servira pas d'un petit ornement.