XLI V
et des titres d’ Alphonse VI de 1074 1 et de 1075 2 . Le Fuero de Sepulveda (publié par Llorente , t. III, p. 425 et suiv.), de l’annee 1070, porte aussi la signature de *Itodericus Diaz.» Par une charte du 12 mai (jeudi) 1076 3 , Itodrigue Diaz et son épouse Chimène donnent à Saint-Sébastien (c’est-à-dire , au cloître de Saint-Domingue de Silos) plusieurs propriétés territoriales dont ils avaient hérité («lias liœreditates habuimus ex nostris parentibus») et qu’ils énu-
l) Sandoval, Cinco Reyes , fol. 41 , col. 1. Sota (p. 657) a publié une charte d'Alphonse VI, où il donne à l’abbé Lecennius , parent (consanguineus) de Kodricus Didaz Campidator, l’église de Sainte-Eugénie , dans le district d’Aguilar del Campo , avec tout son territoire; elle porte la date: « Facta charta apud Legionem anno tertio in quarto mense post obitum Santij regis in Zamora. Et in Castro Mayor fuit tradita ad roborandum sub Era T. C. XI. régnante Adcfouso » etc. Cette charte porte la signature de plusieurs personnages parmi lesquels se trouve « Roy Diaz Campidator. a Sancho ayant été assassiné le dimanche 7 octobre 1072, l’année 1073 n’est pas la troisième du règne d’Alphonse. Il est vrai qu’on lit chez Sandoval (Cinco Reyes, fol. 37, col. 1; «Era 1113;» mais dans un autre endroit (fol. 60 , col. 2), il dit: «Esta confussa la Era.» 2) Sandoval, San Pedro ; Esp. sagr,, t. XXXVIII, Escr. 19. 3) Sandoval, Cinco Reyes, fol. 54, col. 4. La date est «Era 1114. régnante Rex Alfonso in Lcgione et Castclla, quinta feria I1II. Idus ]9aij.» Cette date est parfaitement exacte (année 1076, lettres dominicales CB.) , et je ne sais comment Sandoval a pu dire : «Que viene al justo quitando 39. aïîos de la Era, como se han de quitar contando desde la Encarnacion , y no del Nacimicnto.» La date 1075 serait fautive; pour cette année la lettre dominicale est D., et le 12 mai tombait un mardi.
nièrent; ils ajoutent: «Quomodo nobis ingenuavit Sanccius Rex.» Sota (p. 650 , 651) a publié une charte d’Urraque et d’Elvire, filles de Ferdinand I er , de l'ère 1120 (année 1082), qui porte la signature de a Rodrico Didaz.» Il a cru que ce Rodrigue était le Cid, et que Didaco Rodriz, un des autres témoins , était son fils ; ce dernier point est tout à fait inadmissible, Rodrigue ne s’étant marié qu’en 1074; il doit y avoir eu d'ailleurs à cette époque une foule de personnages qui portaient le nom de Diégo , fils de Rodrigue. Que si à présent le Rodrigue Diaz de cet acte est le Cid, il n’avait pas encore quitté le royaume en 1082, tandis que l’auteur des Gesta atteste qu’il se trouvait déjà à Saragosse en 1081. Mais ce Rodrigue Diaz ne pourrait-il être Rodrigue Diaz l’Asturien, le beau-frère du Cid? Supposé cependant que ce soit le Cid lui-même, alors l’auteur latin aurait commis une erreur chronologique assez légère; car il ne dit rien sur les relations de Rodrigue avec Moetadir; il passe de prime abord au règne de Moutamin , le fils de Moetadir. « Deinde vero ,» dit-il, «ad Cæsaraugustam venit , regÿante in ea tune Àlmuctamir , qui mortuus fuit Cæsaraugusta. Ecgnumque autem eius divisum est inter duos eiusdem filios, Àlmuctamam videlicet, et Âlfagib.» Toujours est-il qu’aucune charte postérieure à l’année 1082, ne porte la signature du Cid; les Gesta précisent donc assez exactement l’époque où Rodrigue quitta sa patrie.
(Dans cette note j’ai rassemblé tous les renseignements que j’ai pu trouver sur Modhaflar de Lérida.)
Ibn-Khaldoun, dans son chapitre sur les lleni-IIoud (d’après