‹ Le Cid, d'après de nouveaux documentsChapitre 14 sur 24 · L1II · texte numérisé non relu

L1II

Ibn-Bassâm (man. de Gotha, fol. 10 v., et man. de M. de Gayangos), après avoir dit qu’Abou-Becr succéda à son père comme vizir d’Abdalmelic, continue en ces termes: L*L5

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u LP ;J i w tsbLs»., ' IS 1 ^!. Le passage auquel Ibn- Bassâm renvoie, se trouve dans son chapitre sur les rois de Tolède, ainsi qu’il le dit plus loin (fol. 11 r.), c’est-à-dire, dans le quatrième volume, que nous ne possédons pas en Europe.

Ibn-Haiyân [apud Ibn-Bassâm, man. de Gotha, fol. 67 r., et man. de M. de Gayangos) : jf .Jj ^JLc <oLsw>! £*X»U

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l) A. 2) A, dans B. ce mot manque. 3) Tout

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(Note pour la page 127.)

Or. general ; Kitâb al-ictifâ (Script. Ar. loci, t. Il, p. 19), où on lit aussi qu’Alvar Fanez commandait l’armée chrétienne (ce qui est confirmé indirectement par Ibn-abî-Zer, Cartas , p. 94, 1. 3); mais quand l’auteur de ce livre ajoute que Valence se soumit à Câdir dans l’année 480, il est clair qu’il se trompe; car non-seulement il se trouve en opposition avec Ibn-Bassâm ( avant la bataille de Zallâca), avec la Or on. general (de même) et avec Ibn-Khnldoun , mais encore il est peu probable qu’ Alphonse ait entrepris la conquête de Valence

ce passage, à partir du signe*, manque dans le man. A. Au lieu de , B. porte ^c!^.

l) Voyei sur la 8 e forme du verbe t. I, p. 254, 1.3, et la note p. 286.

Script. Âr. loci,

alors que sou armée venait d’être anéantie dans la bataille de Z&llâca.

Ibn-Khaldoun, fol. 27 r.: ^ô'.al\ jJL» Lis

jli> sLlLs L \ \ jla * î v jJuJxUh

Ly> ^0>li5l LjJU tÿÂSLîj Xj ^ qUac XamUL

gJi jlS jkJ 1 e va KJu« fe5ü3jj c^Lam! «Apres

que Câdir ibn-Dhî-’n-noun eut livré Tolède et qu’il se fut mis en marche contre Valence, accompagné d’Alphonse,» — ce dernier renseignement me paraît inexact — «ainsi que nous l’avons dit, les Valenciens déposèrent Othmân ibn-abî- Becr, et livrèrent leur ville à Câdir, de crainte que le chrétien ne la prît par la force. Ceci arriva dans l’année 478.» Le passage auquel l’auteur renvoie, se trouve dans l’histoire

des rois de Tolède (fol. 26 v.). Le voici: UûLsj

a-ffiti,; q! xJlc 1 e va iÂw ( lisez : Lgtc) LjJLc ; olh!î

Xi qJÎ ^yaliüt qLÂc LjaLe^ XamJLj i i»l L? ic

Ljl^l cr'* > a* c

jJlüJî ^ââJI q^Lj q! ^ Liy>.

«Alphonse réduisit Ibn-Dhî-’n-noun à l’étroit, jusqu’à ce qu’il s’emparât de Tolède. Câdir lui céda cette ville dans l’année 478, après avoir stipulé qu’ Alphonse l’aiderait à reconquérir Valence, où régnait le cadi Othmân, fils d’Abou-Becr ibn-Abdalazîz , un des vizirs d’Ibn-abî-Ainir. Othmân fut déposé par les Valenciens, parce qu’ils craignaient que Câdir ne les livrât à Alphonse. Câdir entra alors dans Valence. »

Comparez aussi Ibn-Bassâm. Nowairî (man. 2 h , p. 494) dit : a 1 J ^5 sJÜb «Alphonse envoya al-Câdir-

billâh à Valence.»

(Note pour la page 129.)

Dans le texte espagnol on trouve Giralte el Romano. U faut lire Giralte Alaman, comme on trouve dans les G esta [G irai dus Alaman , p. xxxv, xl). Les documents relatifs à l’histoire de la Catalogne donnent quelques détails sur ce personnage. Il est nommé comme témoin dans plusieurs chartes; voyez, par exemple, un titre de 1068 dans la Marca Jlispan., p. 1137 , et un autre de 1071 dans Y Histoire générale de Languedoc , t. II, Preuves, p. 279, 280. Il était un des exécuteurs du testament de Raymond I er de Barcelone (Diago, Condes de Barcelona, fol. 129 r.), qui l’avait d’ailleurs nommé tuteur de sa fille Sancha (ibid., fol. 131 v.). Son nom apparaît aussi dans un titre de 1086 (Bofarull, Condes , t. II , p. 134). Son oncle , l’évêque de Barcelone Humbert de Alemany, comme écrit Diago (fol. 138 r.), lui donna le château de Gelida. Parmi les noms des vingt et un seigneurs qui aidèrent Raymond I er dans la composition des U sages, on trouve celui d’Aleman de Cervellon (voyez Diago, fol. 120 v.). Ce personnage est sans doute le même que celui dont il s’agit dans notre texte, car il existe dans les archives de Barcelone (voyez Diago , fol. 138 v., 140 v.) une convention, datée du 15 juin 1089, en vertu de laquelle Giraud Alaman de Cervellon s’engage à prêter au comte Bérenger de Barcelone la somme de sept mille ducats

Dit

d’or de Valence, tandis que de son côté le comte lui donne en nantissement le château de Santa Perpétua del Penadès. 11 est donc certain que Giraud Alaman était baron de Cervellon; car Cervellon était une baronnie (voyez Diago, fol. 122 r.), ainsi qu’ Alaman ou Alemany.

(Note pour la page 132.)

L’auteur de la Cronica general (fol. 320, col. 4) raconte ici, d’après les Gesta, que le Cid quitta la Castille; mais ceci n’eut lieu que dans l’année suivante, 1089. Il se trompe aussi quand il dit que Yousof de Saragosse (Moutamin, qui était mort en 1085) mourut vers cette époque, et que Mostaîn lui succéda. Ce qu’il dit à ce sujet est emprunté des Gesta (p. xxv), mais il a brouillé les dates. Immédiatement après il retourne à son auteur arabe, qui est d’accord avec le Kitdb al-icli/d.

xm.

(Note pour la page 142.)

«Si autem hoc factum nolueris, eris talis qualem dicunt in vulgo Castcllani alevoso, et in vulgo Francorum lauzador et fraudator.» Le mot fraudator est une glose du mot provençal lauzador (régime direct ou indirect; le sujet est bauzairé). Dans la réponse du Cid on trouve seulement: «Me autem falsissime deludendo dixisti quod feci aleve ad Forum Castellæ,e — comparez Fuero Viejo , Lib. I, TitolV, §1 — «aut lauzia ad Forum Galliæ, quod sane proprio ore plane mentitus es.» Du reste la glose est exacte. Dans la traduction

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