‹ Le Cid, d'après de nouveaux documentsChapitre 16 sur 24 · LX · texte numérisé non relu

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voyer à son secours pour attaquer Tortose. Ils manquèrent à leur engagement, et le roi, qui n'avait pas de machines de guerre, retourna à Tolède. Peu de jours après, la flotte des Génois et des Pisans arriva en vue de Tortose; mais Alphonse avait déjà laissé scs troupes se disperser, et Pierre d’Aragon accourut pour défendre son territoire avec une armée si nombreuse que la flotte italienne fut obligée de partir sans avoir remporté aucun avantage.» Sandoval assigne une fausse date (ère 1136, année 1098) à ces événements, et sa notice renferme encore quelques autres erreurs, comme M. Huber ( Gesch . des Cid, p. 195) l’a déjà fait remarquer. Mais le fond, loin d’être tout à fait fabuleux, comme l’a cru ce savant, est vrai; l’ancien Kitâb al-ictifd , qui parle aussi de l’attaque de Tortose par la flotte italienne , le prouve. Je crois donc que Sandoval a trouvé ce récit dans un manuscrit aujourd’hui perdu, probablement dans l’histoire de Pierre de Léon, et peut-être le compilateur de la Cronica del Cid a-t-il puisé à la même source.

(Note pour la page 153.)

«Un château nommé Benaecab (lisez Benaocab), c’est-àdire, château de l’aigle.» Cron. gener. Dans la première édition de ce travail, j’avais cru avec Escolano [Hist. de Valencia, 1. 1, p. 393), qu’il s’agit ici de Penaguila; mais M. Halo de Molina a observé avec toute raison que cette opinion est inadmissible, attendu que Penaguila se trouve entre Dénia et Alcira, «c’est-à-dire dans un district qui était alors au pouvoir des Àlmoravides. Il pense que la forteresse en question doit être Olocau, entre Liria et Ségorbe. Le nom

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