LX VIII
(Note pour la page 172.)
Il y a ici dans le texte espagnol trois fautes fort ridicules, qu’il faut attribuer au copiste ou à l’éditeur du manuscrit. On y lit: «É los moros de Valencia estando asi mal cuytados llegôse cerca de alli Alonaxa el adclantado de los Àlmoravides.» Il est clair qu’il faut lire: «cuytados, Uegoles carta de Ali Abenaxa.» Mais ce passage est le seul dans la General , où Ibn-Ayicha porte le nom d’Alî, qui lui est donné quelquefois dans la Cron. del Cid. L’auteur du Kitâb ol-ictifâ (man., fol. 163 r. et v.) et d’autres écrivains l’appellent Mohammed ibn-Ayicha. Peut-être faut-il lire Aboali (Abou-Alî) dans la General.
(Sur l’élégie valencienne.)
Cette élégie est incontestablement d’origine arabe, car elle porte le cachet particulier qui fait reconnaître à la première vue la poésie de ce peuple, et il me semble qu’Ibn-al-Abbâr l’a eue devant les yeux quand il écrivit son épître en prose rimée sur la prise de Valence par Jacques d’Aragon {voyez cette épître dans Maccarî, t. II, p. 790). Cependant, il ne faut pas croire que l’élégie traduite dans la Cronica general soit celle d’Ibn-Kliafâdja , dont Ibn-Bassâm cite quatre vers; cette dernière ne peut avoir été composée qu’après que les Castillans eurent brillé et évacué Valence, puisque le poète dit: «La misère et le feu ont détruit tes beautés.»
Dans la General , l’élégie valencienne est accompagnée d'un