‹ Le cidevant noble, comédie en trois actes, en prose, Par M. Mercier. Représentée, à Coblentz le 2 novembre 1791Chapitre 13 sur 36 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

CONSTANCE, seule.

J’Accomplirai mes devoirs ; je le servirai toujours comme la fille la plus tendre. . . mais il ne dépend pas de moi de l’aimer. O mon Dieu ! pardonnez; je suis une fille indigne ; je n’aime point mon père : faites que je l’aime . Hélas ! il ne tiendroit qu’à lui ; d’un mot, il me rappelleroit ; mais un mot tendre ou paternel n’est jamais sorti de sa bouche. . . Que de fois je suis venue pour parler à son cœur ; il me foudroyé d’un regard , et ce regard anéantit toutes mes résolutions ; il ne veut , hélas ! que l’obéissance servile d’une esclave. . . . . oh ! dieu ! quand pourrai-je aimer mon père ?

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