‹ Le cidevant noble, comédie en trois actes, en prose, Par M. Mercier. Représentée, à Coblentz le 2 novembre 1791Chapitre 16 sur 36 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

LE BARON, UN FERMIER,, suivi de quelques autres ,

Le Fermier.

P ermettfz que nous vous expliquions la vérité du fait ; vérité plus claire que le jour qui nous

luit.» . Il y a une justice dans le monde peut-être comme il y a un soleil au firmament, pour tout éclairer. . « ainsi. . .

Le Baron.

Une justice !.. je suis la justice , puisque je suis ton seigneur. . . ah! ah! l’on dit, et je le vois , que tu fais le mutin. . , je ne les aime pas , je t'en préviens. . . prends-y garde.

Le Fermier.

Mais , monseigneur , nous ne vous devons pas cette redevance ; permettez-nous de plaider notre bon droit en face de la justice.

Le Baron.

Encore tu parles de justice devant moi?

Le Fermier.

Elle appartient à tout le monde , tant pauvre fût-il.

Le Baron.

Plaider, plaider , maraud ! {prenant un bàlon,) tiens , voilà le juge du lieu ; c’est moi qui le fais prononcer , (prenant un autre bâton.) et voilà le juge d’appel.

Le Fermier.

Mais, vous, monseigneur, qui traitez ainsi vos

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