‹ Le cidevant noble, comédie en trois actes, en prose, Par M. Mercier. Représentée, à Coblentz le 2 novembre 1791Chapitre 17 sur 36 · SI · texte numérisé non relu

SI

justiciables , vous plaidez bien quand on vous attaque injustement , avec plus haut que vous ; le» hommes ici bas, sont tour-à-t.our , grands et petits; ainsi, ne pouvons-nous pas plaider contre vous sans votre permission ?

Le Baron.

Ne raisonne pas. . . sais-tu quels sont mes procureurs , mes huissiers , mes avocats? Regarde ces fusils , ces sabres , ces pistolets , ces hallebardes. . . Je vous mettrai tous à la raison, drôles que vous êtes. Que quelqu’un remue. [Les fermiers restent interdits. )

Le Fermier, aux siens.

Ah ! mon dieu ! mon dieu ! il est toujours le plus fort , et nous avons beau avoir raison , il nou» assomme , puis , il nous ruine encore après ; ainsi , nous avons toujours tort.

Un autre Fermier.

Ah ! quelle malédiction dans un pays que cet homme-là !

Un autre Fermier/

Et la justice ne peut pas empêcher les injustices; qu’est-ce donc que la justice ? Dis , toi ?.. .

Un Fermier.

Je croyons qu’il n’y en a que pour ceux qui pouvions la payer grassement ou la commander.

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