SCÈNE PREMIÈRE
E R A S T E , seul.
3NJ"on : il n'y a point d’homme au monde plus malheureux que môi. 4 . . T. Je vivôis à Paris , tranquille , fêté , répandu dans la meilleure société. . . Je fais un voyage en ces cantons ; j’entre , par hazard , au château de Tempesac ,) et là , j’y deviens tout-à-coup amoureux d’une fille charmante, et remplie de raison ; mais son père est un homme d’un caractère brutal , insupportable. .... Mon amour que je veux combattre , s’accroît dans l’absence. Alors , pour la voir de plus près , je renonce à la capitale % j’achète une charge d’épée. Qu’arrive-t-il ? Je me convaincs bientôt que j’ai à faire
à l'homme le plus bisarre , le plus. . . . pour obtenir la main de la fille , il me faut dissimuler l’antipathie que j’aipour le père. Je visite fréquemment son château ; toute cette petite ville jalouse en prend de l’humeur st se soulève contre moi. . . Eh ! comment obtiendrai-je la fille de ce baron , dont les idées contrastent si fort avec les miennes?... J’ai écrit à son oncle > homme sensé et généreux ; il ne me fait point de réponse : seroit-il malade ou mort ! Dieu ! j’aurois perdu ma dernière espérance. . . Cruel état î d’adorer la fille , de ne pouvoir aimer ni estimer le père. . . *