‹ Le cidevant noble, comédie en trois actes, en prose, Par M. Mercier. Représentée, à Coblentz le 2 novembre 1791Chapitre 20 sur 36 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Le Bab.os, seul.

Que je regrette ces beaux témS , où l’on attachoit un coquin de braconnier sur deux cerfs ou sur un sanglier, pour l’abandonner ainsi au milieu des forêts. ... Je ns sais comment ces anciennes loix ne sont plus en vigueur, tout va de mal en pis; car tous ces vilains commencent réellement à faire les propriétaires ; ah ! qu’est devenu le gouverne' ment féodal , le premier , le plus beau, ie plus auguste des gouvernemens. La chasse nous était dévolue; ne rien. payer, fouler toutes les terres, . , battre tous les paysans , telles étoient nos prérogatives ?... Mais voici notre homme entiché de toutes ces idées nouvelles qui renverseront les loix de la chasse , et avec elles l’état, ... Si je l’écou-

tois , il voudroit me faire accroire qu’un paysan est un homme comme moi , qu’il est mon semblable. . . Dieu me garde de disputer que son champ est à lui. . .

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