LE MARQUIS, ER AS TE
Le Baron.
Allons, vîens-tu à lâchasse avec nous, ce matin ? .
Dispensez -m’en , messieurs , j’ai à écrire. . . . Le Baron.
Eh ! oui , lire et écrire , belle occupation à votre âge !...
Le Mar q,u i s.
Un gentil-homme se latiniser la tcte , lire , grater du papier. . . . quel emploi !
Cela m'amuse , et remplit le vuide de mes journées.
Le Baron.
Où est le tems , morbleu ! où un roi de France , pour signer , trempoit le gantelet dans un pot d’encre , sans daigner toucher la plume du bout du doigt , et imprimoit ainsi sa signature de toute ça main royale ?
Le Marquis.
Si jétois roi , je ne signerois les dépêches , morbleu ! que du pommeau de l’épée.
Le Baron.
Tu les a vus les portraits de mes quadrisayeux 5 ces .hommes d’armes , cuirassés, bottés , éperonés, balafrant, balafrés: ehbienl tous ces braves capitaines-là ne savoient pas écrire.
E R A S T E , souriant.
Partagez-vous ce mérite-là avec vos ancêtres?
Le Baron.
Eh ! qu’est-ce que cela apprend ? Rien. . . .
Rien