ERASTE , CAROLINE , UN DOMESTIQUE
ONSIEUR
Le Domesti q.u e.
, voici une lettre de la grande poste. J
Eraste, vivement.
Ah ! mon ami , donne. Si c’étoit celle que j’attends ! . . oui. . . je me flatte. . . je crois. . . oui. . . c’est, c’est. . . elle qui va décider. . . Lisons. . . le cœur me bat.
Caroline.
Mais , monsieur , vous allez la déchirer, prenez donc garde.
» • ■ E R A s T E , déchirant.
Pourquoi une enveloppe ?. . Lisons.... “Je ♦» n’ai pu vous écrire plutôt ; rendez-vous au châ- 55 teau de Tempesac , j’y serai le quatorze , sans »» faüt.e. 55 [avec transport) C’est aujourd’hui!
Caroline.
Oui , monsieur ; c’est aujourd’hui le quatorze.
- Jour heureux! ( continuant ) “Je ne veux pas 55 qu’il soit dit que nous nous sommes vus ail- 55 leurs ; j’ai piis les mesures les plus sages pour 55 abréger les plus douloureux chagrins de ma 55 nièce, je les sens bien vivement ; je parlerai, >5 j’agirai, et ses malheurs, je crois , ne seront 55 pas éternels. . . Le comte de * * * 55 Ah ! je reçonnois la main et l’ame de son oncle. . . Allon s , Je pars; adieu ! Caroline, (à son domestique ) qu’on m’habille.
Caroline, seule.
Il ne veut plus causer; le voilà qui tombe dans ses rêveries; comme il tient les bras en l’air! comme il soupire !... ce que c’est que l’amour ! le conduira-t il au but de scs vœux ? Oh ! ce mariage-là est de tous les mariages possibles , le plus difficile à terminer.
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