‹ Le cielChapitre 13 sur 91 · Galilée les a, le premier, reconnues · texte numérisé non relu

Galilée les a, le premier, reconnues

de temps à revenir à une même position relative, pour le Soleil et la Terre, qu'à achever une révolution intégrale, ou, si l'on veut, qu'à revenir au même point de son orbite. Aussi, tandis que la révolution synodique de Vénus ne s'accomplit, on vient de le voir, qu'en près de six cents jours, sa révolution sidérale n'est que de 225 jours environ (224J 16** 49" ?■) moins des | d'une de nos années. Dans cet intervalle de temps, la ligne qu'elle parcourt offre un developpement.de 172 600 000 lieues, de sorte qu'elle se meut avec ime vitesse moyenne de 32 190 lieues par heure, ou 772 585 lieues par jour. C'est 36 800 mètres par seconde. Nous avons trouvé 58 400 mètres pour Mercure : rappelons-nous ce fait dont la généralisation nous fera voir que la vitesse des planètes va en décroissant, à mesure qu'elles s'éloignent du foyer commun de leurs mouvements.

Vu de la distance moyenne de Vénus, le disque du Soleil paraît près du double (en surface) de sa grosseur apparente vue de la Terre.

(Voyez la fig. 2, p. 24.)

Un mot maintenant de la distance variable qui sépare les deux planètes dans leurs positions diverses sur leurs orbites, pig. 39. conjonction inférieure et conjonction

C'est Quand Vénus se supérieure de Vénus. — Plus grande et plus ^ petite distance à la Terre.

trouve entre le Soleil et

la Terre qu'elle est naturellement la plus voisine de

nous; et quand elle est au delà du Soleil, qu'elle s'en

éloigne davantage, comme il est aisé de s'en rendre compte par la Cgure 29.

Dausle second cas, pour avoir la distance des deux planètes, il faut calculer la différence de leurs distances au Soleil; dans le premier cas, c'est leur somme qu'il faut faire. Mais, disons-le une fois pour toutes, pour Vénus comme pour les autres astres du système, les orbites n'étant pas des cercles, mais des ellipses ou ovales, il y a encore pour chacun de ces deux cas un maximum et un minimum. Je signalerai ces nuances quand leur importance le rendra nécessaire.

Pour Vénus, le plus grand éloignement de la Terre varie entre 66 300000 lieues et 64 638000; la plus petite distance entre 11 370000 et 9700000 lieues.

La divergence de ces nombres laisse croire, au premier abord, que l'observation de Vénus doit être beaucoup plus favorable dans le cas des plus courtes dislances : il n'eu est rien. Dans cette période de son orbite, en effet, Vénus nous présente des parties de plus en plus considérables de son hémisphère obscur, et d'ailleurs sa lumière s'eflacc sous l'éclat des rayons solaires. Cette dernière circonstance se

présente également à sa période d'éloignement maximum, de sorte que c'est dans les phases intermédiaires qu'elle est le plus distinctement visible et que sa lumière jouit du plus grand éclat.

Dans le dessin qui précède, on peut se rendre compte à ta fois et des variations de grandeur apparente et de l'illumination de son disque, à ses distances extrêmes et moyenne à la Terre. Le diamètre varie à fort peu de chose près dans la proportioa des nombres 10, 18 et 6î».

Quand on connaît à la fois et la distance d'un objet et sa

Fig. 31. — Vénus et la Terre; dimenaions comparées.

grandeur apparente, je l'ai déjà dit, rien n'est plus facile que d'en conclure ses dimensions réelles. On a calculé' que le diamètre du globe de Vénus mesui-e 3 1 40 lieues : c'est, à m millièmes près, celui de la Terre. Les dimensions en volume et en surface diffèrent aussi très-peu de celles du sphéroïde terrestre. Mais on n'a pu jusqu'à présent constater aucun aplatissement sensible.

Ce dernier résultat ne présente rien d'étonnant. Lors même que cet aplatissement serait réel, il suffit qu'il ne dépasse pas celui des pôles terrestres, pour que des. me-

Page 1