W. Herschel, Arago, Béer et Maedier, etc
sures même délicates u'aieut pu le constaler. Bien que Vénus soit une des planètes les plus voisines de la Terre, les astronomes ont eu beaucoup de difficulté à mesurer d'une manière précise son diamètre apparent. Cela tient à la vivacité de la lumière de Vénus et à l'irradiation' qui se produit daus les instruments, cause d'erreur qu'il est difficile d'évaluer. Comment s'étonner alors qu'on n'ait pu apprécier, par exemple, la trois-centième partie du diamètre du disque?
Si l'aplatissement du globe de la planète est inconnu,
Kg. 31. — rfel de I'[rra(iiation.
il n'en est pas de même de sa période de rotation, bien que la détermination de cette durée ait aussi nécessité des observations minutieuses.
Vénus tourne sur elle-même en 23 heures 21 minutes. C'est une durée plus faible que celle de la rotation de la Terre, de 33 minutes seulement. Comme pour Mercure,
l. Si l'on veul se rendre compte de ce qn'est Virradialion, qu'on examine fiCB deni cercles (Rg. 33), dont l'un est noir, dont l'antre est blanc snr un fond noir. Ce dernier paraît sensiblement pins grand; et cependant leur diamètre est rigoureusement le même. Cet effet est d'autant plus sensible que la lumière de l'objet brillant est plus intense.
c'est par Texamen minutieux des échancrures que présente la partie éclairée de la planète, vers la limite de la lumière et de l'ombre, et grâce aux réapparitions successives et périodiques des mêmes accidents, que divers astronomes* ont pu mesurer cette durée.
Bianchini, un astronome italien du dernier siècle, essaya de déduire la rotation de Vénus de l'observation des taches qu'il observa sur son disque. Si le nombre qu'il trouva est en complète discordance avec la période reconnue et adoptée, toutefois ses observations ont leur valeur, puisqu'elles permettent d'avoir une idée des accidents qui distinguent la surface de la planète '*.
Vénus, dans ses différentes phases, est loin d'offrir des formes parfaitement régulières. Les cornes du croissant, surtout la corne australe, ont presque toujours paru émoussées, tronquées pour ainsi dire. Schrœter a même aperçu un point brillant complètement séparé du croissant lumineux. La figure 33 montre quelques-unes des formes observées par ce savant astronome.
Ces inégalités, en même temps qu'elles ont servi à mesurer par leur retour périodique la rotation de la planète, sont les indices évidents des déformations du sol à sa surface. Ainsi le sol de Vénus est accidenté, comme le sol de Mercure et celui de la Terre : il est parsemé de hautes montagnes. Maintenant, est-il certain que cesc^pérités atteignent une hauteur aussi considérable qu'on l'a dit? Existe-t-il sur Vénus des montagnes de 44 kilomètres d'élévation verticale, c'est-à-dire cinq fois aussi hautes que les pics les plus éle-