Ou dit aussi les Lévriers
2. Il faut faire ici, pour le 20 juin, une remarque analogue à «elle déjà exprimée plus haut pour l'heure de midi. A six heures du soir en été,réclat de l'atmosphère rend les étoiles invisibles.
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sur le bord de la Voie I^actée. Vient ensuite yéga de ta Ltre, qui touche presque au zénith, et enSn, à une hauteur environ moitié moindre, Ataïr de TAigle.
Quelques mots maintenant sur les constellatiojis en vue.
C'est d'abord, à l'Ouest de la Couronne boréale, et s'élevaut jusqu'au zénith, Hercule, qui sur un nombre total de 155 étoiles visibles à l'oeil nu, n'en renferiQe que deux approchant de la seconde grandeur et dix entre la troisième et la quatrième. C'est vei-s un poiut de cette con-
- Cberdure de Béftoke,
stellation, nous le verrons bientôt, que se dirige actuellement notre Soleil, emportant avec lui tout son monde de planètes, de satellites et de comètes.
A l'orient d'Hercule est la Lyre, où nous ^vous déjà distingué la brillante et blanche Véga, aisée à reconnaitnpar le voisinage de quatre étoiles formant au-dessous d'elle un petit parallélogramme.
En allant toujours vers l'Orient, on rencontre à gauche de la Lyre la constellation du Cygne que travoi-se la Voir
Lactée et dont l'étoile la plus brillante, Alpha, est entre la seconde et la première grandeur. Cette étoile forme, avec quatre autres de troisième ordre, une grande croix qui est à cette heure inclinée à l'horizon, et sert à distinguer la constellation à laquelle elles appartiennent.
Alpha du Cygne forme aussi, avec Atair et Véga, un grand triangle isocèle, c'est-à-dire un triangle dont deux côtés sont presque de même grandeur apparente. Dans le Cygne se trouve une petite étoile, à peine visible à l'œil
Kig. IÎ6, — Le ciel de l'horizon Je Paris. — La Lyre, le Cygne, rxigle.
nu, mais qui est célèbre dans les annales astronomiques; c'est la première dont la distance à la Terre ait été mesurée. Le Cygne ne contient pas moins de liS étoiles perceptibles à la vue simple.
Le Renard, la Flèche, le Dauphes, entre la Lyre, le Cygne et l'Aigle, n'olFrent aucune étoile remarquable.
En se rapprochant de l'horizon et toujours vei-s l'Orient, on aperçoit les constellations du Verseav et du Capricorne; puis, en partie dans la Voie Lactée, le Saoittauie. Là, nous
retrouvons les étoiles du Scorpion, parmi lesquelles Ântarès qui bientôt disparaîtra sous l'horizon, ainsi que les quatre étoiles avec lesquelles il forme une sorte d'éventail.
Au-dessus du Scorpion, Ophiucus et le Sbrpent sont entièrement visibles. On y distingue quatre étoiles de seconde grandeur et dix-sept entre la seconde et la quatrième.
Là se termine notre révision de la zone équatoriale pour le milieu de la nuit du solstice d'été, zone qui présente la même position aux quatre époques principales suivantes :
Le 20 juin à minuit;
Le 22 septembre. . . à 6 heures du soir;
Le 20 décembre. . . à midi;
Le 22 mars à 6 heures du matin.
Il ne nous reste plus pour achever cette description des étoiles visibles au-dessus de l'horizon de Paris, qu'à passer en revue les constellations de la zone équatoriale, telles qu'elles apparaissent au milieu de la nuit de Téquinoxe d'automne.
Nous sommes au 22 septembre, à minuit. Les yeux tournés vers le Sud, nous embrassons du regard toute la partie du ciel qui s'étend de l'Ouest à l'Est jusqu'au zénith. La planche XXIX reproduit l'aspect de la voûte céleste, à cette heure et à cette époque de l'année.
A l'Occident apparaît Ataïr, dans TAigle, et plus haut le Cygne ; à l'Orient, les Pléiades, le Taureau où brille Aldebaran. Orion déjà visible va bientôt monter sur l'horizon. Nous avons fait, on le voit, de décembre à septembre les trois quarts du tour du ciel ; ou plutôt la voûte étoîlée tout entière , si nous y joignons les étoiles actuellement visibles, aura délilé sous nos yeux.
5 s ce
Vers le milieu du ciel , un peu plus rapproché du zénith que de l'horizon, se dessine un grand carré de quatre étoiles, dont trois sont de seconde et une de troisième grandeur. A la suite et du côté de l'Orient, trois autres étoiles de seconde grandeur et pareillement espacées, /ont avec le carré dont nous parlons une figure beaucoup plus étendue, mais ayant beaucoup de ressemblance avec le groupe des sept étoiles principales de la Grande-Ourse. De ces sept étoiles, trois appartiennent à
la constellattoa de Pégase, trois à celle d'ANOROMËDE, et la plus orientale enfin n'est autre qu'Algol, la variable de Persée.
Andromède et Pégase renferment, à elles deux, cent quatre-vingt-onze étoiles visibles à l'œil nu, parmi lesquelles douze seulement surpassent la quatrième grandeur.
Entre le carré de Pégase et le Taureau, on rencontre deux constellations : les Poissons, le Bélier. Cette dçrnière
seule renferme deux étoiles assez brillantes^ situées à peu près à égale distance des Pléiades et des deux étoiles orientales du carré de Pégase.
Au-dessous des Poissons et du Bélier est la Baleine, dont les étoiles plongent jusqu'au-dessous de rhorizon. Sur quatre-vingt-dix-huit étoiles visibles à l'œil nu, cette constellation en renferme six entre la deuxième et la quatrième grandeur, et deux de la seconde.
Parmi les premières, il en est une fort remarquable par les variations périodiques de son éclat, qui tantôt la fait voir sous l'aspect d'une étoile de quatrième grandeur et tantôt s'efface assez pour la rendre invisible : c est Mira (la Merveilleuse) ou Omicron de la Baleine.
A l'occident de cette constellation, nous retrouverons le Verseau et le Capricorne; puis tout à fait au Sud et rasant l'horizon, les étoiles du Poisson austral, parmi lesquelles on peut distinguer, si l'atmosphère est pure et si les objets terrestres ne lui servent pas de voile, Fomalhaut^ belle étoile de première grandeur.
La deuxième zone équatoriale qu'on vient de passer en revue offre le même aspect aux époques et aux heures suivantes :
Le 22 septembre. . . à minuit;
Le 20 décembre. . . à 6 heures du suir;
Le 22 mars à midi;
Le 20 juin à 6 heures du matin.
Disons, pour terminer cette revue rapide du ciel méridional de l'horizon de Paris, que les quatre planches qui nous ont aidé à reconnaître les diverses constellations peuvent encore ser\îr à d'autres époques de l'année et à d'autres heures de la nuit. Seulement, les étoiles, tout en conservant les mêmes positions relatives, seront diversement inclinées sur F horizon. Plus l'heure est avancée au delà
de minuit; plus il y aura d'étoiles occidentales disparues, plus on verra de nouvelles étoiles à TOrient. Ce changement qui provient du mouvement diurne se produira de la même façon, si l'on passe d'un jour à l'autre, d'un mois au mois suivant, de sorte qu'à la même heure de la nuit les étoiles visibles en un même point du ciel appartiennent à des constellations de plus en plus orientales.
Nous avons déjà dit que ce second mouvement apparent de la voûte étoilée est dû à la trcuislation de la Terre dans son orbite. Aussi s'effectue-t-il avec une grande lenteur; le déplacement qui exige par exemple six heures de rotation diurne demande trois mois entiers de révolution annuelle.
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