Cosmos, III
AMAS STELLAIRES t>*apTt* le* deisins de J. Herscbel. — 1. De li Bduicc. ■ 3. Du Capricorae — t. Du Verseau. — 5. Du Serpeal. — 6.
à& autres, ont entre eux des intervalles peutr-étre aussi coDsidérables que la distance du Soleil à l'étoile la plus voisine. Leurs mouvements s'effectuent donc sans doute en foute liberté, dans des espaces aussi vastes que le nécessite l'équilibre général, et avec une lenteur relative proportionnée aux dimensions des orbites.
Le nombre des étoiles que renferment les amas de forme globulaire est souvent prodigieux. Noub avons vu que l'amas de la Croix du Sud (pi. XXXI), si curieux par les
Kig. 141. — Ainai iiellairc d'Oméga du Centaure, d'après S. Herschel.
couleurs variées de ses étoiles composantes, n'en contient guère que cent dix. Mais Herschel a calculé que plusieurs amas ne renferment pas moins de cinq raille étoiles, a^lomérées dans un espace dont les dimensions apparentes sont à peine la dixième partie de la surface du disque lunaire.
Tel est l'amas situé entre les deux étoiles Ëta et Zêta d'Hercule (pi. XXXil, 2), l'un des plus magnifiques du ciel boréal. Bans les belles nuits, cet amas est visible à l'œil nu, comme une tache lumineuse de forme ronde; au télé-
scope, il se résout en une mullilude d'étoiles et conserve son apparence globulaii'e, mais frangée, sur les bords^ de plusieurs files d'étoiles qui divergent , toutes d'un même côté. '
L'amas voisin de l'étoile Oméga du Centaure (fig. 141) est aussi visible à l'œil nu, et parait brillant comme une étoile de quatrième à cinquième grandeur. Dans les instruments d'une grande puissance, il se résout en une mul-
FJg. in. — Amu du Verseau, d'après lord Boiw.
titude prodigieuse d'étoiles fortement condensées vers le centre, dont l'éclat varie entre la treizième et la quinzième grandeur.
Le bel amas du Verseau, que le dessin de J. Herschel nous montre pareil à une fine poussière lumineuse (pi. XXXII, 4), examiné dans le puissant réfiecteur de lord Bosse, apparaît (fig. 142) comme un magnifique amas globulaire entièrement décomposé en étoiles.
Mais le plus bel échantillon de ce genre est sans con-
tredit le splendide amns du Toucan, très-visible à l'œil du dans le voisinage de la petite Nuée de Magellan, en une r^on du ciel austral entièrement vide d'étoiles. La condeosation des étoiles au centre de cet amas est extrêmement prononcée, elle se divise en trois gradations parfaitement distinctes, et la couleur rouge orangé de l'agglomération centrale coutraste merveilleusement avec la lumière blanche des enveloppes concentriques.
Fig. [i3. — Amudu Toucan, d'après I. H«rtchcl.
Les amas de forme sphérique sont ordinairement les plus riches en étoiles et ceux dont la tlécomposition par les instruments semble la plus aisée.
Néanmoins, parmi les autres, il en est dont la résolution, jusqu'alors impossible, a été obtenue par l'emploi des télescopes de la plus grande force optique.
Telle est la nébuleuse ovale d'Andromède, que nous allons trouver au nombre des masses en partie décomposées.
470 LE MONDE SIDERAL.
Voici quelques amas de formes bizarres (fig. 1 44), ai tout indice de coucentration a disparu. Le dessin qui représente l'amas des Gémeaux (pi. XXXII, 6), semble un intermédiaire entre ces groupes informes et les puissaotes agglomérations sphériques que nous avons passées eu revue. Là encore, au sommet de l'espèce de pyramide que forme ce singulier amas, les points lumineux se presseut comme vers une masse prépondérante. Dans les amas de la figure 144, on ne voit plus rien de pareil.
Les amas stellaires ne sont pas également diq>ersés dans toutes les régions du ciel ; c'est dans la Voie Lactée et dans les deux Nuées de Magellan qu'ils sont le plus nombreux. La région la plus riche en amas globulaires est située dans l'hémisphère austral', où elle forme une portion importante de la Voie Lactée, celle qui se trouve comprise entre les constellations du Loup, de l'Aulel, du Scorpion, de la Couronne australe et du Sagittaire.