‹ Le ciel géologique prodrome de géologie comparéeChapitre 25 sur 29 · I. Lherzolithe tt roches silicalecs magnésiennes analogues · texte numérisé non relu

I. Lherzolithe tt roches silicalecs magnésiennes analogues

Un simple coup d'œil comparatif sur ces deux diagrammes montre entre eux des rapports très-intéressants.

Couches externes appartenant exclusivement à l'un ou à l'autre des deux globes. — Dans la coupe terrestre on voit d'abord l'atmosphère , l'océan et les terrains de sédiment; les météorites n'offrent rien d'analogue. Le gneiss et le granité ne sont pas non plus, représentés parmi les roches cosmiques. D'un

SI» GEOLOGUE COMPARÉE.

autre côté la couche tics météorites charbonneuses n'a pas de correspondante dans la coupe terrestre.

Couches identiques dans les deux gisements. — Mais voici les ressemblances qui commencent : les météorites de Juvinas, Je Stannern, de Jonzac, etc. , d'une part, et certaines laves volcaniques , d'aulre part, ont entre elles les rapports les plus intimes. Même les laves de la Thjorza , en Islande, peuvent être considérées comme identiques avec les météorites susdites.

De même, le péridot terrestre est identique avec la météorite de Chassîgny. Il existe à la Nouvelle- Zélande , ainsi que M. do Hoclistetter l'a reconnu pendant le voyage scientifique de la frégate autrichienne la Novara, une roche à laquelle il a donné le nom de dunîle, et qui consiste, comme la pierre de Cliass'gny, en péridot môlé de très-petits grains de fer chromé.

Couches seulement analogues dans les deux gisements. — Arrivent d'une part les météorites dites souvent du type commun , qui comprennent les types de Lucé, de Jlontrcjeau, d'Atrmale, de l'Aigle, etc., et, d'autre part, les roches éruptives magnésiennes dont les types sont la llier/olithe et la serpentine.

Ici la comparaison n'est plus si facile. Un simple coup d'œil montre des différences; l'aspect est autre

GÉOLOGIE PROFONDE DU GLODE TERRESTRE. !u7

et la composition chimique n'est pas la mémo.

Toutefois, si In roche terrestre mise eu parallèle est la Ihcrzolilhe, les éléments constituants sont communs aux types comparés eiisL'inlile. Des deux côlés en effet la masse est formée par des silicates magnésiens, renfermant du fer, du nickel, du phosphore, du soufre, etc.; mais ces corps sont dans les deux gisements à des états différents. Dans lu Ihorzolithc, le fer, préalablement oxydé, est en combinaison dans un silicate; au contraire, ii est, au moins en partie, à l'état métallique dans la roche météorique. De même du nickel. Dans la masse terrestre le phosphore, à l'état d'acide phospliorique , entre dans la constitution de phosphates; tandis que dans les météorites du type commun il est directement uni aux mélaux et forme des phosphores. Comme on voit, la différence entre les deux ordres de roches peut cire exprimée en deux mots, elle tient surtout à une proportion plus faible d'oxygène. Aussi, théoriquement , suflit-îl d'enlever de l'oxygène à la Iherzolithe pour en faire une météorite du type commun; et, à l'inverse, il suffit d'oxyder une météorite paur en faire une Iherzolithe. Seulement, dans la pratique, les choses ne sont pas aussi simples, et l'on n'est pas parvenu à olttenir autre chose que la reproduction de ce que donnent les météorites ou lu Ihemlithe

Wi GEOLOGIE COMPAREE.

après qu'on les a fondues, c'est -à-dire lorsqu'on a détruit la plupart de leurs caractères '.

Si au lieu do prendre la llierzolillie comme terme de comparaison avec les météorites on met celles-ci en parallèle avec la serpentine, on constate un peu moins de resscmlilance au point de vue chimique, puisque la serpentine renferme de l'eau ; mais en échange, à l'égard de la structure, examinée môme dans ses derniers détails, on reconnaît, comme nous allons le montrer dans un instant, une analogie extrême ; et aussi nous verrons bientôt que, malgré la plus grande distance qui parait la séparer des météorites la serpentine se transforme, par la perte de son eau et jl'une portion de son oxygène, en une roclic météorique qu'on ne peut reproduire avec la Jherzolithe.

Il nous est interdit de pousser plus loin la comparaison entre les deux diagrammes tracés tout à l'heure; rien parmi les matériaux géologiques ne rappelant les pierres de la Sierra deChaco, ou les fers de Pallas etdeCaille; mais ce qui précède suffit à montrer l'étroite parenté qui existe entre les roches terrestres et les roches méléori tiques.

On voit, pour tout résumer en un mot, que les moins denses de la deuxième série sont idenliques

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