COLORATIONS VARIEE
se totale du 10 mars 1895, commencement
CT Ne
Éclipse de Lune par là PENOMBRE (Par la photographie.)
toure celui-ci sous une forte épaisseur; ils sont réfractés, déviés par leur passage à travers la couche gazeuse qui enveloppe la Terre, et sont ainsi assez rapprochés de l'axe du cône d'ombre pour pouvoir atteindre la Lune et y produire un éclairement, affaibli, mais réel.
Ces rayons sont très atténués par leur long trajet à travers l'atmosphère; de plus, comme celle-ci absorbe moins les rayons rouges que les rayons de l'extrémité violette du spectre, on explique ainsi l'apparence rougeätre du disque de la Lune au cours d'une éclipse totale.
Disons enfin que, en de Lune, le satellite met au plus deux heures à traverser le
ce qui concerne la durée d'une éclipse
cône d'ombre et quatre heures à traverser lecône de pénombre. La durée possible d’une éclipse de Lune, considérée dans
toutes ses phases, est donc de quatre heures au maximum.
101. Éclipses de Soleil. — Il y a éclipse de Soleil lorsque la Lune, passant entre la Terreet le Soleil, dérobe ànos regards une partie ou la totalité de cet astre, formant, par son interposition, un écran opaque qui nous masque partiellement ou totalement l’astre du jour.
La Lune, pour produire une éclipse de Soleil, devant se trouver entre cetastre et nous, il en résulte que les éclipses de Soleil ne pourront avoir lieu qu’au momentoù la Lune est dans celle de ses phases qui s'appelle la conjonction.
La Lune, qui est un corps opaque dont une moitié est toujours obscure, emporte, dans son mouvement autour de la Terre, un cône d'ombre qui la suit, et la longueur de ce cône dépend de sa distance au Soleil. On peut calculer la longueut de ce cône, et l'on trouve qu'elle varie, suivant les positions de la Lune, entre 51 et 59 fois le rayon de la Terre.
Mais, d'autre part, la Lune décrit autour de la Terre un orbite qui n’est pas circulaire, mais elliptique ; la distance qui noussépare denotre satellite varie sans cesse, et cette distance est comprise entre blet63 ravons terrestres. Il en ré sulte que, quand la Lune sera à l'apo gee, « est-à-dire à sa distance maxima de la Terre, le sommet du cône de l'ombre quelle projette ne peut atteindre au cun point de la sui face du globe ter restre ; mais, au con traire, Lune sera à son pe
lorsque la
rigée, c'est-à-dire à
sa distance minima
Photographies d'une ÉCLIPSE PARTIELLE de Soleil,
de la ‘erre, le cûne
Dzux aspects de la Lune au moment de l'entrée
Aspect PHOTOGRAPHIQUE
Terre, On voit par ces considérations que, si la Lune se n |
, par suite, l’éclipse est possible.
dans le plan de lé iiptique, c'est-à-dire si le P coincidait avec celui de l'orbite terrestre,
in ae SON ofrt il yaurait éclips
Soleil à chaque nouvelle Lune. Mais, comme consé
] ce de l'inclinaison des plans des deux orbites l’un sur l'autre, 1l arrive plus fréquemment qu'au moment de la conjonction, le cône d'ombre passe au-dessus ou au-dessous de la Terre : alors l’éclipse est impossible.
Quand le sommet du cône d'ombre portée par la Lune vient rencontrer la surface terrestre, 11 y découpe une courbe fer mée, plongée dans l'obscurité; et l’on‘a calculé que la surface de cette courbe, dans l'intérieur de laquelle l'éclipse est fotale,
est un peu inférieure à la douze millième partie de la surtac totale du globe terrestre (/ig. 95).
Mais, comme la Lune n'est pas immobile, non plus que la
Terre elle-même, par suite de la combinaison de leurs deux mouvements, le cône d'ombre promene son extremite sur une
Marche du CONE D'OMBRE a la surface de la Terre au cours d'une éclipse totale (30 août 1905)