‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 112 sur 390 · LES PLANETES DUASYSTEME, SOLAIRE · texte numérisé non relu

LES PLANETES DUASYSTEME, SOLAIRE

111. Le système solaire. — La Terre est loin d'être la seule sphère gravitant autour du Soleil; elle n'est qu'un membre d’une nombreuse famille de sphères, inégalement grosses, et qui décrivent, elles aussi, autour de l’astre lumineux des orbites elliptiques.

Ces sphères, au nombre desquelles se trouve la nôtre, sont des planètes, et leur ensemble constitue le système solaire.

Ces globes sont, comme nous l'avons dit, de dimensions très inégales, et leur nombre dépasse aujourd'hui 900; ils tournent autour du Soleil à des distances et dans des temps variables.

Toutes les planètes ont des orbites planes, très peu inclinées sur le plan de l'écliptique ; leurs inclinaisons varient entre U degré et 3 degrés ; elles se déplacent sur ces orbites dans le sens direct, et, de plus, tournent autour d'un axe en général incliné sur ie plan de l'orbite qu'elles décrivent.

Enfin, comme les étoiles, elles se présentent à l'œil nu sous l'aspect de points lumineux; mais, à la différence des étoiles, elles ont un diamètre apparent. En effet, quand on les examine avec des lunettes de plus en plus puissantes, on les voit sous forme de disques de plus en plus gros.

En outre, à l'inverse des étoiles, elles sont presque toujours dépourvues de scintillation :

qui traite des étoiles, quelle est la signification de ce terme et nous dirons pourquoi les planètes en sont dépourvues.

Rappelons que, dans son étymologie grecque, le mot pla nîle signifie astre errant; cela tient à ce que, au lieu de

nous expliquerons, au chapitrc

conserver des distances à peu près invariables par rapport aux autres corps célestes, comme les étoiles semblent le faire, les planètes changent de position au milieu des constellations du ciel.

Enfin, de même que la Terre est escortée d’une sphère plus petite, la Lune, qui gravite autour d'elle, de mème la plupart des planètes importantes du système solaire sont escortées

chacune d'une ou de plusieurs ou sat tes i tournent autour de la planète principale 112. Division des planètes.— On peut partager les planètes

en trois classes ou groupes principaux :

1° Celui des planètes moyennes, les plus rapprochées Soleil, et qui sont, dans l'ordre de leurs distances croissantes Mercure, Vénus, la Terre et Mars, Mercure étant la plus voisine du globe solaire;

à cet astre :

20 Celui des grosses planètes, les plus éloignées du Soleil: ce sont : Juprter, Saturne, Uranus. Neptuni

3° Enfin le groupe des petites planètes où planètes télese piques dont l’ensemble forme une sorte d'ann situé enti

Mars et Jupiter.

Certains astronomes distinguent aussi les planètes

nèles inférieures et en planèles supérieures.

Les premières sont celles dont les orbites sont intérieures à Mercure et Vénus: les

autres sont celles dont les orbites sont extérieures à l'orbite

celle de la Terre, par conséquent ce sont

terrestre, et sont par conséquent plus éloignées du Soleil que ne l’est la Terre.

Les planètes ne s'écartent jamais beaucoup de l'écliptique étant donné la faible inclinaison du plan de leurs orbites sui celui de l'orbite terrestre ; cette inclinaison est de S degrés au maximum. Elles restent donc toujours comprises

petits cercles parallèles à lécliptique, tracés sui la spl

céleste, à une mème distance de S degrés de part et d'a Cette sorte de ceinture, cette zone de la sphère céleste est cisément celle qui porte le nom de Zodiaque, et qui est carax

térisée par les douze constellations dont nous avons don

noms au chapitre V (n° 65). C'est donc dans le zodiaqu

faudra toujours chercher les planètes, quand on voudra | observer pour en faire l'étude.

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