QUELQUES DÉTAILS SUR LES PLANÈTES — MERCURE
d'hui on en compte plus de 900, et certaines d’entre elles, vu la petitesse de leurs diamètres, dépassent à peine les dimensions des grandes villes du monde, comme Londres et Paris. Leur ensemble forme une sorte d'anneau dont la distance movenne au Soleil correspond assez exactement au chiffre 28, que lui assigne la loi de Bode. C'est donc une vérification bien remarquable de l'exactitude de cette loi. Nous verrons cepen-
dant qu'elle se trouve en défaut pour le cas de la planète Nepture, que Leverrier découvrit par le calcul.
Cette inexactitude de la loi de Bode, pour la dernière des planètes du système solaire, a incité nombre «le savants à chercher une autre « loi des distances » qui cadràt mieux avec la réalité. Cette loi de Bode est, d'ailleurs, purement empirique;
on remarquera l'arbitraire qui correspond à l'addition du nombre 4 aux termes de la série primitive sur laquelle elle repose.
M. Émile Belot, l'auteur d'une remarquable théorie cosmogonique dont nous aurons à nous occuper, propose une loi exponentielle des distances. Cette loi serait exprimée par la formule assez simple que voici, dans laquelle X; représente la distance, au Soleil, d'une planète occupant le n° rang :
Xu — 60,04 = 1,883.
Remarquons, d’ailleurs, que la loi dite de Bode s'exprime,
elle aussi, par une formule simple, qui est la suivante : NA DA DSP C2NE
Le Dr P. Reynaud a proposé une forme nouvelle de la loi des distances.
Il admet comme possible, ainsi que nous le verrons plus loin, la présence d'une planète « inframercurienne » X, gravitant entre Mercure et le Soleil, et la présence d’une planète « ultraneptunienne » Ÿ, gravitant au delà de l'orbite de Neptune.
Dans ces conditions, il divise les planètes en deux groupes :
le premier comprend les planètes X, Mercure, Vénus, la Terre,
Mars; le second comprend les planètes Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Y; entre les deux se place le groupe des petites planètes.
Alors, pour le premier groupe, il multiplie successivement le nombre 0,17 par les nombres 1, 2, 4,6, 8 : il obtient ainsi les distances des planètes au Soleil en unités astronomiques. Pour les petites planètes, leur distance moyenne s'obtient en multipliant 0,17 par le double de 8, c'est-à-dire par 16.
Quant aux planètes du second groupe, on obtient leurs distances en multipliant les distances obtenues pour celles du premier groupe, par 30 : on obtient ainsi les distances de Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Y.
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Explication des PHASES d'une planète intérieure (Mercure ou Vénus) et de la variation