‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 124 sur 390 · DE MARS · texte numérisé non relu

DE MARS

formées d’eau congelée :

Mars soient peut-être sont-elles prod'un autre gaz préalablement liquéfié, comme par exemplel'acide carbonique.

La température, à la Mars,

du Soleil

duites par la congélation

surface de doit, en e

son él

très basse, à cause de

snement

Equinoxe { d'Automne boreal de Printemps austral

gnalés par de larges taches blanches, for- F16.104.— RELATIONS entre l'orbite de MARS et celle de la TERRE. — Explication des SAISONS DE mées de glace selon toute probabilité; on MARS ; on voit que Mars nous présente tantôt son pôle sud, tantôt son pôle nord. — La position M, la plus

constate que quand c'est l'été dans l'hé-

misphère nord de la planète, la tache

blanche qui entoure le pôle nord diminue, tandis qu'au contraire celle qui environne le pôle sud augmente en même temps, et vice versa.

Comme état général, Mars ressemble donc à la Terre, aux dimensions près : la durée du jour y est à peu près la même: celle de l’année y est presque double de la nôtre : par conséquent l'année martienne contient deux fois plus de jours que l'année terrestre ; les saisons s’y succèdent dans le mème ordre que sur la Terre, sauf qu'elles sont deux fois plus longues.

Mais la transparence de l'atmosphère martienne indique l'absence de grandes masses de nuages: la vapeur d'eau y existe, mais en très faible quantité, ainsi que l’a démontré l'analyse spectrale ; aussi n'est-il pas possible de conclure absolument que les taches blanches que l'on aperçoit autour des pôles de

DIMENSIONS comparées de la Terre et de la planète Mars

rapprochée de la Terre, se produit toujours au mois d'août.

moyenne, de 227 millions de kilomètres. On a calculé, en se basant sur la théorie du rayonnement des corps chauds, que la température moyenne à la surface de Mars devait être infé-

rieure à — 3 degrés; quant à celle des régions polaires, elle

s'abaisserait au moins à {00 degrés au-dessous de zéro.

Dans ces conditions, les larges taches sombres que l'on aper çoit à la surface de la planète et que l’on croyait être des mers ne doivent, selon toute probabilité, pas être constituées par des étendues liquides ; comme, d'autre part, on admettait comme étant des continents les espaces clairs qui s’y trouvent également, on est, aujourd'hui, conduit à admettre que ces diflérences d'aspect peuvent provenir simplement de la différence dans la nature des terrains qui forment la surface extérieure du sol marlien. D'ailleurs, ce sol apparait nettement comme possédantuneteinte énérale rougeàtre.

\ux yeux de cet tains savants, cette teinte serait due à abondant Ce de ares rouge à la surface

de l'astre; selon

d’autres, elle aurait lInenveE

pour calise

wétation spéciale

dont les plantes se

ralent on perma nence de couleur rouge, Mais tout

cela est du domaine de l'hypothèse, et, méme,un peu de la

fantaisie,

Cequicest certain, Mars

PHASE de

c'est que est MARS au moment de la QUADRATURIH

une planète dont l'état d'avancement est up plus prononcé que celui de la Terre, ce qui signifie qu'elle est plus voisine que nous de la période de la mort par le froid final ; déjà son atmosphère est appauvrie et presque dépourvue de vapeur d'eau.

Si donc, des êtres, animaux ou plantes, yvivent, ils doivent avoir une organisation particulière, adaptée aux basses températures qu'ils ont à supporter. Mars est un globe plus vieilli que le nôtre, et repré-

t à nos yeux un état intermédiaire entre l'état de la Terre et

sente assez nettemen celui de la Lune; sans être comme celleci dépouillée à peu près complètement d'’atmosphère, Mars doit avoir une atmo-

sphère très raréfiée où les conditions de pression sont comparables à ce qu'elles sont sur nos plus hautes montagnes.

123. Les canaux de Mars: — C'est maintenant le moment de parler des fameux canaux de Mars, de ces canaux au sujet desquels on a tant écrit, et qui ont été le point de départ de tant de discussions au sujet des Martiens.

En 1879, l'astronore italien Schiapa-

relli signala des lignes légères, à peu près

droites, qu'il avait aperçues à la surface de la planète Mars. Ces lignes très fines, très fugitives, se réunissaient, en nombre invariable, en de certains points communs, sortes de « carrefours » dont quelques-uns avaient une forme vaguement circulaire; il appela canaux ces lignes, dont l'observation exige, d’ailleurs, une gran ion et une grande habitude de la part de l'observateur, et il donna aux taches le nom de lacs ou de fontaines. La longueur de ces canaux pouvait atteindre 4000 à 5000 kilomètres.

Aussitôt, toutes les lunettes de la Terre furent braquées sur Mars, et on découvrit chaque jour des canaux nouveaux. On en découvrit même tellement que M. André, le savant direc-

> atter australe de Mars

DIAMÈTRE apparent du SOLEIL vu

a TERRE (T)

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