‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 17 sur 390 · QU A · texte numérisé non relu

QU A

Aussi a-t-on imaginé un autre système de coordonnées, qui dépend, non plus de l'horizon et de la verticale, variable d'un lieu à un autre, mais de la ligne des pôles et de l'équateur, qui sontlesmèmes pour toute la Terre.

Ces coordonnées l'ascension

naison.

Imaginons (fig.

14) la sphère céleste au centre de laquelle, en apparence, se trouve la Terre T. Menons la verticale T Z et le plan H de l'horizon.

Menons ensuite la ligne des pôles P P’ et le plan E de l’équateur qui lui est perpendiculaire.

Considérons une

Nadir

FIG. 14. — Définition de l'ASCENSION DROITE et de la DECLINAISON d'un astre

étoile et par la ligne des pôles, nous pourrons faire passer un plan qui coupe la

sphère céleste suivant le grand cercle P S A P’. Dans le plan de

ce grand cercle, menons le rayon visuel TS allant de l’œil de

l'observateur à l'étoile.

CI, L, Rudaux,

Dispositif de construction d'un ÉQUATORIAL (un mouvement d'horlogerie

placé dans le socle fait suivre le mouvement diurne par la lunette de l'instrument).

TORIAL li

On appelle déclinaison de l'astre, l'angle que fait ce rayon avec le plan de l'équateur, cet angle étant compté à partir de l'équateur, comme l'indique la figure; et on appelle ascension droite l'angle que fait, sur | équateur, le plan contenant l'étoile avec un point fixe, situé sur l'équateur, point que l’on représente par le symbole y, et qui est l’équinore de printemps dont nous aurons l’occasion de reparler beaucoup plus en détail. Cet angle se compte en sens inverse du mouvement diurne apparent.

On voit donc que l’on a, cette fois, nées unique pour toute la Terre.

L'ascension droite, que l’on représente par le symbole AR Ascensio-Recta), peut prendre toutes les valeurs, de 0 à 360 degrés; la déclinaison est toujours un angle aigu ; elle est boréale quand l'étoile est au nord de l'équateur, australe quand elle est dans l'hémisphère sud. On la représente, suivant les cas, par les lettres D ou — D.

On remarquera tout de suite l’analogie qu'il y a entre l'ascension droite et la déclinaison coordonnées célestes, avec la longitude et la latitude, toutes deux sont rapportées à la ligne des pôles et au plan de l'équateur.

Ajoutons que l’on considère souvent, dans les calculs astronomiques, au lieu de la déclinaison qui est l'angle S A, la distance angulaire au pôle ou distance polaire S P : s'obtient en retranchant de 90 degrés la valeur de naison.

un système de coordon

coordonnées {errestres

elle

la décli-

11. Équatorial. — De méme qu'il existe un instrument, le théodolite, permettant de déterminer d’un seul coup la hauteur et l’azimut d’une étoile, de même il existe un instrument permettant de déterminer l'ascension droite et la déclinaison. Cet instrument est l'équalorial, que les anciens astronomes appelaient jadis la machine parallactique.

Imaginons que nous prenions un théodolite (fig. 15), mais qu'au lieu de laisser son axe vertical, nous l'inclinions de façon à le placer en coincidence avec la direction même de la ligne

cercle {radug 2 et monfe Sur

AT | re |

Mouvement en

ascension droife

aufour de / axe incline À mun!: dy Cercle

gra Jue à

Un EÉQUATORIAL, qui équilibrent l'instrument,

ses deux axes, et les contrepoids

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