‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 174 sur 390 · AMAS · texte numérisé non relu

AMAS

sont dus ces écarts entre les volumes des étoiles rouges « géantes » ou «naines ».

L'étoile rouge géante est encore assez froide, mais est à sa période ascendante.

Dans plusieurs millions d'années, elle atteindra la température hélium, soit plus de 15000 degrés; puis elle par la phase inverse, par la phase descendante. D'étoile bleuâtre, elle deviendra blanche, puis Jaune comme notre Soleil, enfin rouge, comme à son début ; mais elle se sera refroïdie, contractée, et sera rapetissée au point d'être classée dans les étoiles naines. En les observant dans cette phase « pénultième », nous pouvons donc avoir la notion de ce que sera le Soleil dans quelques millions d'années.

des étoiles à

passera

158. Différence entre les amas d'étoiles et les nébuleuses. — On appelle nébuleuses des taches d'aspect laiteux, aux contours souvent imprécis, et qui présentent l'aspect de nuages blanchâätres, quelque chose comme de très légers cirrus.

Leur luminosité extrèmement faible ne permet de les apercevoir à l'œil nu que par les nuits claires au cours desquelles la Lune ne brille pas.

Si, au lieu de les examiner à l'œil nu, ce qui ne permet d'en distinguer qu'un très petit nombre, on les examine avec une lunette un peu puissante, on constate tout de suite que ces nébuleuses se divisent en deux classes bien distinctes : les unes, examinées au télescope, se «résolvent »

en une multitude d'étoiles, très voisines les unes des autres en apparence, et, en réalité, séparées par des distances énormes qui sont sans doute de plusieurs années-lumière. Celles-là sont simplement des «amas d'étoiles », comme seraient d'autres « voies lactées » situées extrèémement loin dans l'Espace.

Parmi ces amas, il convient de citer les deux Nuées de Magellan, visibles seulement dans l'hémisphère austral. Ce sont des groupes stellaires magnifiques, et tellement brillants que l’un d'eux, le « grand nuage », demeure visible même quand la Lune brille au ciel, alors que le « petit nuage » disparait. Dans une seule des nébulosités du grand nuage, la plaque photographique révèle l'existence de plus de cent mille éloiles, qui gravitent ainsi dans un espace dont le diamètre est plus de dix millions de fois celui de l'orbite terrestre! Dans le « petit nuage » on a compté prés de {rois cent mille étoiles!

De méme, l'amas du T'oucan, également dans l'hémisphère austral, qui apparait à l'œil nu comme une étoile de 4° grandeur, est, en réalité, une agglomération d'étoiles qui en contient plus de deux mille!

Un amas analogue existe, dans notre hémisphère, dans la constellation d'Aercule : nous en donnons ici une magnifique

Un coin du CIEL AUSTRAL

: la Croix du Sud, le Centaure. la Voie lactée et les Nuces de Magellan

AMAS du Toucan contenant plus de 2000 étoiles

NEBULEUSES

photographie faite à l'observatoire américain du Mont Wilson. Également, l'amas

du Centaure, sur les bords

de la Voie lactée, qui apparait à l'œil nu comme une toile de 4° grandeur, se

sout » au télescope en

six mille soleils dis-

( se remarquable :

renter-

presces amas

m S juantités d'étoiles

varlapbl dont la période de variabilité est trés courte.

Ces amas renfermeraient-ils donc des leils obscurs, éteints, gravitant autour

des astres encore brillants ?

C'est là un problème aussi

passionnant que capital.

Mais,parmilesnébulosités qui garnissent ainsi le ciel, s'il y en a beaucoup qui

« se résolvent » en d'étoiles, au télescope, il y

en a d’autres, au contraire,

amas

qui résistent aux plus forts grossissements de nos appa reils d'observation.

On pourrait objecter que c'est là une simple appa rence due à leur éloignement Mais la scopie est venue préciser la diflérence nébulosités « non résolubles » présentent avec les nébulosités

excessif. spectro-

q UCRGES

résolubles ou « amas »,

Celles-ci, formées d'étoiles distinctes, ont un spectre quiest iden tique à ceux des étoiles : spectre brillant, sillonné de raies noires; tandis que les nébulosités « non résolubles »

possèdent un spectre uniquement.sillonné de lignes brillantes, comme en montrent les spectres des gaz incandescents.

Les spectres des diflérentes nébuleuses offrent, dans la partie visible, troisraiescommunes caractéristiques, et, en particulier, une raie spéciale at tribuée à un élément encore inconnu sur la Terre et auquel on a donné le nom de nébulium. On y rencontre les autres composantes de la série ordi naire de l'hydrogène, ainsi que quel ques raies, variables d’une nébuleuse à l’autre, en particulier celles de l'hé lium. Il est à que le

spectre des nébuleuses est celui que

rematl quer

donnent les étoiles temporaires pen dant la période ultime de leur évo lution

Les nébulosités

non résolubles

celles à qui l'on réserve le nom de nébuleuses proprement dites, n'ont donc pas, comme les étoiles, de photosphère en tourée d'une atmosphère absorbante;elles sont formées d'une masse gazeuse luminescente, qui donne le spectre caractéris tique formé de raies brillantes

donc des

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