‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 187 sur 390 · COSMOGONIQUE · texte numérisé non relu

COSMOGONIQUE

D'EMTLE BECOT

sommaire, du ciel par une belle nuit nous montre que les étoiles sont de plus en plus nombreuses à mesure qu'on s'apgalactique » divise sensiblement le ciel en deux parties égales, il se comporte comme un véritable « équateur » et nous devons, étant donné ces apparences, nous trouver dans le plan de cet équateur. Nous sommes ainsi conduits à attribuer à l’ensemble une forme lenticulaire, plate, et cela explique pourquoi, quand nous regardons cette lentille dans la direction de sa tranche, le nombre des étoiles nous semble beaucoup plus grand que quand nous regardons dans la direction perpendiculaire, c'est-à-dire vers les pôles de la Voie lactée

D'après les vues des astronomes modernes, la Voie lactée ne serait, des lors, qu'une des innombrables nébuleuses spirales que nous voyons de plus en plus nombreuses à mesure que nous braquons nos lunettes vers les pôles galactiques.

Nous allons voir qu'une nouvelle théorie cosmogonique, celle de M. Emile Belot, apporte à ces conceptions des confirmations importantes, basées elles-mêmes sur l'observation.

proche de la Voie lactée. Comme cet anneau

ou pôles galacfiques).

175. L'hypothèse cosmogonique d'Emile Belot.— Ainsi, de la recherche du mécanisme de notre petit système solaire, nous

INÉGALE RÉPARTITION des étoiles dans le Ciel : Deux régions photographiées dans le MÉME INSTRUMENT et avec la MÊME DURÉE de pose (une heure). À gauche, un coin du Cygne; a droite, un coin de la Chevelure de Bérénice.

se traversent l’un l’autre, chaque molécule de gaz conserve, dans chacun des jets, ses mouvements propres, et cependant chaque jet est entrainé, par un mouvement d'ensemble, dans une direction déterminée.

L'astronome italien Schiaparelli a été plus loin encore; aux deux courants du professeur Kapteyn, il en adjoint un troisième dont notre Soleil ferait partie, de sorte que, quand une étoile ne présente pas de mouvement propre sensible, 1l faut en conclure, ou qu'elle est très éloignée de nous, ou simplement qu'elle fait partie du même «essaim » stellaire que le Soleil lui-même.

Et, enfin, voici deux constatations nouvelles qui apportent à la question des données importantes. En comparant les mouvements propres à leur spectre et à leur température, laquelle dépend de leur «äge», on a pu constater d’une manière abso- «vieilles » ont des mouvements propres plus considérables que les étoiles « jeunes ». Et, d'un autre côté, on a constaté que les deux courants de Kapteyn étaient très inégalement composés; tandis que l’un d'eux est fourni d'étoiles jeunes, d'étoiles à hélium, celles-ci

lument certaine que les étoiles

extremement

font à peu près complètement défaut dans l’autre courant. Ainsi saccumulent des données nouvelles dont il est prématuré de chercl tucllement le « pourquoi »; mais on voit que

les faits relati mment» s’augmentent de jour en jour. ut une découverte qui nous ouvre un horizon, ou plutôt rou noir » de plus sur le mystère insondable du ciel.{ ivons, c'est que, dans cette prodi-

œieuse machine, ri

\ chaque insta

repos et tout est en perpétuel mouvement, et que \ nt, selon toute probabilité, est doublement infini: in l'Espace et infini dans le Temps.

Ainsi que nous l’a remarquer, un examen, meme

nous sommes élevés peu à peu à celle du mécanisme plus grandiose de l'Univers dont il fait partie, et nous arrivons même à nous poser la question de l'existence d'autres Univers, répandus en nombre infini dans l’immensité de l'espace.

A ce dernier point de vue, les théories cosmogoniques qui expliquent l'origine du système solaire ne suffisent plus; il faut les moditier, les étendre à l’ensemble des Mondes, et, devons-nous dire aujourd'hui, à l'ensemble des Univers, ensemble qui constitue le Cosmos.

Est-il donc possible de concevoir une théorie cosmogonique qui enveloppe l'ensemble des Mondes, qui essaie de rendre compte de leurs formes, de leurs distances, de leurs lois, à l’aide d’une hy pothèse initiale?

C'est ce qu’à tenté de faire, au cours des quinze dernières années, un ingénieur français, M. Emile Belot, directeur des manufactures de l’État et ancien élève de cette Ecole polytechnique d'où sont sortis tant de savants qui ont illustré la science française par l'éclat de leurs admirables travaux.

Cette théorie nouvelle, extrèmement séduisante par son principe et par l'originalité de sa conception, a ceci de particulier, c'est que, non seulement elle explique l'origine de notre système solaire avec toutes ses particularités, que non seulement elle s'applique à la constitution générale de l'Univers stellaire, mais encore que, par les déductions qui en résultent, elle donne la raison d'être de tous les phénomènes qu'étudient la Géogénie et la Géophysique.

M. Emile Belot part de ce principe, qui lui semble évident, que la considération d'une seule nébuleuse en rotation, considération que l'on trouve à la base de toutes les cosmogonies connues, est insuffisante pour expliquer les faits que nous

révèle l'observation des astres.

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