‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 196 sur 390 · LA PRESSION · texte numérisé non relu

LA PRESSION

Mais il parait tout aussicertain que, dans un grand nombre de cas, une quantité d'éclats sont lancés dans l’espace dans toutes les directions.

Il est beaucoup deces éclats ne subissent pas de dommage plus grand que les blocs de rochers quitombent du haut d'une montagne ou que fait sauter l'explosion violented’une mine.

« Si la Terre, dans son état actuel, avec sa couche de végétation, venait à être heurtée par un corps céleste de mème importance, un grand nombredefragments, grands et petits, porteurs de semences, de germes de plantes ou d'animaux, raient sans doute dispersés dans l’espace.

Comme il a certainement existé, depuis des temps infinis, des mondes portant des êtres vivants, nous devonsadmettre comme fort probable qu'il existe une infinité de pierres météoriques chargées de germes, errant dans l’espace. Or, s’il n'existait sur la Terre aucune espèce de vie, un semblable météorite, en tombant sur sa surface, pourrait bien faire en sorte que la vie s’y développät... »

Camille Flammarion avait, d'ailleurs, émis une idée analogue ; il se basait sur ce fait que dans des météorites, dont les orbites sont celles des comètes paraboliques ou hyperboliques, venant de l'infini ou y retournant, on a trouvé du charbon qui pourrait être le reste d'êtres organisés.

Ainsi, voici près de cinquante ans que l’idée de la transmission des germes vivants d’un astre à un autre avait pris un corps.

Toutefois, on ne peut guère admettre que des météorites ou des « éclats » de corps célestes entrés en collision puissent servir de supports à des germes organisés.

En effet. Il est douteux, tout d'abord, que des êtres vivants puissent supporter le choc terrible qui résulterait de la collision entre deux corps célestes.

En outre, nous savons que les météorites qui arrivent jusqu à la Terre deviennent incandescents par suite de leur frottement molécules gazeuses de l'atmosphère; ce sont eux qui constituent les bolides et les étoiles filantes. Par suite de cette incandescence et de la haute température qui en résulte, tout germe encore vivant qui serait fixé à l’un de ces corps perdrait immédiatement son pouvoir germinatif.

Mais cette doctrine de la « panspermie » a pris, entre les mains d'Arrhe-

possible que

se-

Le RESEAU systématique des «

contre les

nius, une forme absolument nouvelle et rigoureuse, par le fait que le savant physicien, en y introduisant la notion de « pression de radiation », l'a fait

rentrer dans la solution, qu'il a don- {poids

CANAUX » de Mars, d'après Percival Lowell.

La MEÉTEÉEORITE tombée à Orgueil (Tarn-et-Garonne), le 14 mai 1864

DE

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