‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 197 sur 390 · RADIATION · texte numérisé non relu

RADIATION

née, du problème général de la

gonie.

cosmo-

183. La pression de radiation.— Nous avons déjà eu, à plusieurs reprises, l'occasion de parler de cette pression, dont la conception est due à J. Clerk-Maxwell, en 1573, et dont la réalité a été démon-

trée, quelques années après, par les admirables et délicates experiences de Lebedeff. Cette pression

est exercee, Sur toute surface exposée à une radiation, par l'action même de tion. Sa

voisinage

cette radiavaleur, au

immédiat de la surface solaire, atteintenviron 2 milligrammes par centimètre carré.

Quand les dimensions d'une particule matérielle très petite diminuent, tance de la par rapport à la masse augmente en même temps. Or, l'attraction gravitaire dépend de la masse, alors que la pression de radiation dépend de l'étendue de la surface. On comprend ainsi que, pour des particules très petites, pour des « sphérules », la pression de radiation puisse l'emporter sur la force attractive résultant de la gravitation.

Ainsi, pour des sphérules non transparentes, d'un diamètre égal à Om 0015 (un micron et demi, le micron étant le millième de millimètre), 1l y a équilibre entre les deux forces, et si le diamètre de la sphérule tombe au-dessous de cette valeur, c'est la pression de radiation qui l'emporte sur l'attraction ; la sphérule est alors « chassée » par le corps rayonnant. Sur des grains dont le diamètre descendrait à la valeur 0w® 00016, la pression de radiation serait 10 fois plus grande que la force

l'impor-

suriace

d'attraction. Or, ces dernières dimensions se trouvent réali-

sees par des spores de bactéries. La

faible masse de ces granules microscopiques augmente l'importance de leur surface, et cela à tel point que, par suite de la résistance de l'air qui sexerce sur cette surtace, cette petite masse, lâchée dans un air tranquille, ne tomberait pas de 100 mètres par an.

On conçoit donc que le moindre vent puisse élever dans l'atmosphère des germes de cette légèreté et les conduire aux limites de notre enveloppe ga zeuse, où la pression de l'air n'est plus qu'une faible fraction de millimètre, c'est-à-dire une centaine de kilomètres d'altitude environ. Nous exposons, au chapitre qui traite de l’origine et de l'évolution des Mondes, de quelle ma nière Svante Arrhenius fait intervenii la pression de radiation dansles hypo thèses cosmogoniques. Ici notre tàchi va se borner à expliquer son rôle dans le transport des germes vivants d'ut un autre.

\insi que nous l’avons dit plus haut,

astre à * charbonneuse »

il existe des germes dont les dim

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