NÉCESSAIRE
petits propulseurs auxiliaires, orientés latéralement, pourraient rendre complète la maniabilité du véhicule.
Examinons maintenant les conditions de réalisation de cette « fusée ».
Pour éloigner indéfiniment un projec- ' tile de la Terre, il faut qu'il ait, au dé-
part ou à un moment voisin de son départ, une vitesse critique minimum de 11280 mètres par seconde, c'est-à-dire qu'un projectile lancé de la surface de la Terre à une vitesse supérieure à celle-ci, abstraction faite de la résis- £ tance de l’air, ne retomberait jamais.
EE On peut calculer le travail nécessaire pour éloigner de la Terre, jusqu'à l'infini, un corps pesant 1 kilogramme ; ce travail serait de 6371103 kilogrammètres, ce qui, en vertu de l’équivalence du travail et de la chaleur, correspondrait à une quantité de chaleur égale à 14970 calories.
Or, 1 kilogramme de mélange détonant d'hydrogène et d'oxygène renferme 3860 calories; 1 kilogramme de fulmicoton mélangé à du chlorate de potasse ne renferme que 1 420 calories.
Nous voyons donc que le mélange d'oxygène et d'hydrogène renferme à peine le quart de ce qui lui serait nécessaire pour pouvoir se libérer de l’attraction terrestre. Par contre, 1 kilogramme de radium, dégageant pendant sa vie entière 2900000000 calories, contiendrait 194 000 fois plus d'énergie qu'il n'en faudrait. Nous examinerons plus tard les conditions de rendement de ce corps et les conditions physiologiques d’habitabilité du projectile par des êtres vivants.
Voyons maintenant l’ordre de grandeur des énergies à mettre en jeu si l’on voulait, par ce procédé, transporter un véhiculeprojectile de la Terre à la Lune et le ramener ensuite sur la Terre.
Il faut considérer que l'opération serait effectuée en trois phases :
1° Le mobile est accéléré graduellement jusqu'à la vitesse critique de libération ; la « progression » de cette accélération est indispensable à la non-destruction des êtres vivants qui y sont enfermés ;
2° Le propulseur est arrêté; le mobile continue à se mouvoir en ligne droite, en vertu de la vitesse acquise;
3° Au point voulu, le mobile est retourné bout pour bout et le moteur, remis en marche, fonctionnant alors comme frein, ralentit la vitesse de façon à la rendre nulle au contact avec la surface de la Lune.
En appliquant au départ une force égale aux 11/10 de son poids, ce qui est acceptable dans l'hypothèse où le véhicule
Couchanft
Les DURÈÉES comparées du JOUR sur la TERRE et sur JUPITER.
Quand le So lerre
‘est pas encore à la moitié de sa course apparente, celle-ci, au contraire, est complète au-dessus de Jupiter.
LES PHXSES: DU
Le voyageur céleste qui arriverait à proximité de la Lune n'apercevrait qu'un chaos de roches et de laves, violemment éclairées
contiendrait des êtres vivants, la distance critique est alors les 21/11 du rayon terrestre, ce qui correspond à une altitude de 5780000 mètres au-dessus du sol.
La vitesse à cet instant serait de 8 180 mètres à la seconde et le temps nécessaire pour atteindre ce point serait approximativement de 24 minutes et 9 secondes.
Le mobile continue ensuite sa route par inertie ou, comme l’on dit familièrement, point d'égale attraction de la Terre et de la Lune, sa vitesse 2030 mètres à la seconde; elle croitra
en vertu de la vitesse acquise »; au
sera la plus faible ensuite à mesure qu'il tombe sui la Lune et, à l’arrivée à la surface de notre satellite, elle serait, si elle n'était pas ralentie par le freinage, de 3060 mètres par seconde.
Le temps employé a parcourit cette seconde phase du voyage peut se calculer également avec précision: il serait de 48 heures 30 minutes.
Enfin, il faut enrayer la vitesse du projectile, pour qu'il'arrive à la Lune sans vitesse de chute appréciable.
On trouvera ainsi qu'il faut retourne le véhicule à une dis tance de 250 kilomètres de la surface lunaire; la durée de la
période de freinage sera de 3 minutes 46 secondes, de sorte