VOYAGE
LA TERRE VUE DE LA LUNE Sur ces deux images, les disques des deux $lobes sont à la même échelle. On voit que
r environ 30 minutes, ou 35 minutes, pour avoir de la marge, on arrive à ce résultat du calcul, que la vitesse d'expulsion du fluide de la fusée-projectile doit ètre de 65300 mètres à la seconde, ce qui revient à fournir par kilogramme de combustible 512000 calories; le mélange détonant d'hydrogène et d'oxygène contiendrait donc 133 fois trop peu d'énergie, et les explosifs les plus violents 360 fois trop peu. Mais, par contre, l kilogramme de radium en contiendrait 5 760 fois plus qu'il ne serait nécessaire.
Quant à la puissance du moteur indispensable pour propulser notre véhicule de 1000 kilogrammes, elle serait de 114 000 chevaux-vapeur.
\ titre d'indication, nous pourrions supposer le mobile
S'éloignant vers l'infini, et, si nous supposons également que nous avons continué à faire fonctionner le moteur après l’instant de la vitesse critique, de façon à atteindre et à conserver une vitesse voisine de 10 kilomètres à la seconde, les temps
I saires pour atteindre les planètes les plus voisines, au moment de r conjonction avec la Terre, seraient respecti- | il irs 20 heures.
90 RCE Ces s simplement à titre de curiosité. et il faut r en passant que la quantité de travail à four r ce trajet ne serait pas extrèmement plus le minimum nécessaire pour détacher le m | effet une fois le véhicule
parvenu à une par le simple ef
il continuerait sa route sans que l'attraction terrestre, devenue très f ; itir sensiblement sa vitesse.
ET FANLUNE MUE DE CA TERRE s'il y a des habitants dans la Lune, la Terre est pour eux un admirable + astre des nuits ».
Cela revient à dire, en somme, que toute la difficulté serait de vaincre l'attraction terrestre. Mais si cette difficulté était un jour surmontée, il ne serait guère plus difficile d'atteindre une planète très éloignée qu'une planète très voisine. Ceci, naturellement, sous la réserve que l’on parvienne à rendre habitable, pendant un temps suffisant, un véhicule hermétiquement clos et sous réserve d’une autre difficulté que nous examinerons plus loin.
ISS. Conditions physiologiques du voyage interplanétaire. — Dans les lignes qui précèdent, nous n'avons examiné que les conditions « mécaniques » de possibilité d'un voya interplanétaire, et nous avons vu que, sous la réserve que nous
le problème était «théoriquement» possible au point de vue purement mécanique.
Mais il faut, pour que ce soit un « voyage » réalisable, que l’on puisse, dans le véhicule, emmener des « voyageurs
Voyons un peu quelles seraient, au cours de cette excursion, les conditions de leur existence.
D'abord, il y a la question de la respiration, c'est-à-dire de la régénération d’une atmosphère confinée. Cette régénération est possible, d'une part, en absorbant par un réactif chimique l'acide carbonique provenant de la respiration; de l’autre, en dégageant de l'oxygène également à l'aide d’un composé. Les progrès réalisés dans l'habitabilité des sous-marins au cours des dernières années peuvent dès maintenant faire considérer comme très possible la régénération d’une atmosphère confinée pendant une centaine d'heures, et l'on peut certainement penser que, si cela était nécessaire, on pourrait arriver à prolonger ce délai dans de très larges proportions.
DIAMÈTRES APPARENTS comparés du SOLEIL
vu de la Terre et des autres planètes.
L’ACCELERATION