‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 211 sur 390 · LE MICROMÈTRE · texte numérisé non relu

LE MICROMÈTRE

F réelle et renverséc fournie par celui-ci.

Ce système sera donc mis au point avec letirage de l'oculaire, en même temps que l’image focale.

Le centre du réticule, fixe par rapport à la lunette, est marqué par le croisement de deux fils, ou par le centre du petitcarréfourni par le croisement de quatre fils per pendiculaires, parallèles deux à deux.

C’est grâce au réticule que la lunette permet de fixer une direction dans l’espace. L’axe optique est défini par la ligne qui joint le centre opfique de l'objectif au centre du réticule. Si, de plus, le constructeur a moyen d'assurer le parallélisme entre l'axe optique de la lunette et l'axe géométrique du tube de cuivre cylindrique qui lui sert de monture, la lunette pourra servir à mesurer les directions dans lesquelles se trouvent les étoiles dont on aura amené les images à coincider avec le centre du réticule.

Mais, souvent, le réticule est un rétii RATS don let de mécaniau cule à micromètre et Petit ÉQUATORIAL DOUBLE (visuelet photogr), VOICI €N quoi con-

actionné par un mouvement d'HORLOGERIE. siste ce dispositif.

Dans le plan du

foyer principal de l'objectif se trouve une sorte de boîte plate dans l’intérieur de laquelle un cadre mobile peut être müû de l'extérieur à l’aide d’une vis de précision dont le « pas » a une longueur parfaitement connue. La tète de cette vis porte un « tambour » divisé en un certain nombre de parties égales. Au centre du cadre qui se meut dans le plan du réticule fixe est un fil mobile.

Supposons que l’on veuille, par exemple, mesurer la distance angulaire des deux étoiles qui constituent une étoile double; on amènera d'abord l'image de l'une d'elles sur le centre du

réalisé le

Dispositifs élémentaires des fils de RETICULE.

reticule fixe, avec aura fait

le fil mo-

bile; puis, en manœuvrant la vis. on aménera ce fil mobile à coinci la seconde ét système. Le

de tours et

il a fallu tourner la vis pour arriver ce résultat donne la distance des deux images dans le plan focal, car, à chaque tour qu'elle fait, la vis déplace le cadre d'unequantitéégale à son pas; si celuici est d’un quart de millimètre par exemple, le cadre, et par conséquent le fil mobile, sera déplacé d'un quart de millimètre par tour. Mais si la tète de la vis est divisée en 250 parties, chaque déplacement d'une de ces divisions correspond à la 250° partie d’un quart de millimètre, c'est-à-dire à un millième de millimètre. En divisant ce déplacement par la longueur focale de l'objectif, on a la distance angulaire des deux objets visés.

C'est par des mesures micrométriques de ce genre que l'on mesure les diamètres apparents des planètes, les distances angulaires des étoiles très rapprochées, celles qui séparent les étoiles doubles; que l'on a déterminé la hauteur des montagnes de la Lune, les dimensions des taches solaires, et, d'une facon générale, que l'on mesure les valeurs angulaires de tous les éléments astronomiques dont les dimensions sont très petites.

Les deux CHARIOTS à vis d'un MICROMETRE

oculaire

192. Les instruments de « position » : le cercle méridien. — Nous arrivons maintenant à la description de l'instrument fondamental des observatoires astronomiques : nous voulons parler du « cercle méridien ».

Nous avons vu que, pour fixer la position d’une étoile sur la voûte céleste, il était nécessaire de connaître deux éléments fondamentaux teur, et son ascension droite, c'est-à-dire la distance angulaire du méridien qui la contient à méridien fixe, passant par un point de l'équateur pris pour origine.

Pour faire ces mesures, on se sert des instruments méridiens.

Un instrument méridien se compose essentiellement d’une

: sa déclinaison, c'est-à-dire sa distance à l'équa

CLL.R ux Le MICROMETRE oculaire installé sur une lunette ÉQUATORIAI

CL L.R x La FENTE pratiquée, pour decouvrir le Ci dans les murs et dans la toiture du bâtiment où est installé un INSTRUMENT MÉRIDIEN.

lunette astronomique assez puissante, pourvue d’un réticule à micromètre et mobile autour d’un axe horizontal disposé de façon que la lunette ne puisse se mouvoir que dans le plan du méridien qu'elle peut ainsi parcourir dans sa partie visible.

Elle est installée, à cet effet, dans un bâtiment dont latoiture est fendue au-dessus d'elle de façon à permettre la visée de toute la partie du ciel située au-dessus de l'horizon, au nord et au sud, dans le plan du méridien du lieu. Une telle lunette est une lunette méridienne. Elle est toujours accompagnée d'une horloge sidérale (nous parlerons des horloges et des chronomètres au chapitre XV), de sorte que l'observateur, en notant l'intervalle de temps qui sépare les passages de deux étoiles déterminées au centre du réticule, connaît ainsi, avec la même précision, la différence de leurs ascensions droites; et il suffit alors de connaître en valeur absolue l'ascension droite d’une seule étoile pour avoir, par ce moyen appliqué autant de fois qu'il est nécessaire, celles de toutes les autres.

Il est bien évident, en effet, que si une étoile passe devant le

fil central du réticule une heure exactement après une autre

étoile, la différence de leurs ascensions droites sera de 15 degrés ;

Le BA] On remarque la FENTE

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