‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 212 sur 390 · MÉRIDIEN · texte numérisé non relu

MÉRIDIEN

et la conversion des degrés en temps est facile, même dans le cas où le temps n'est pas mesuré par un nombre entier d'heures : elle se fait, alors, à l’aide de fables de conversion, calculées d'avance.

Pour connaitre leur déclinaison, on mesure non pas cet angle, mais son complément par rapport à un angle droit, c'est-à-dire la distance polaire : à cet effet on dispose, à côté de la lunette méridienne, fixé contre un pan de mur construit dans le plan du méridien, un cercle divisé de précision, sur

CL L. Rud CHRONOGRAPHE ENREGISTREUR de Gautier.

lequel est fixée une lunette astronomique à réticule qui entraîne le cercle avec elle: c’est le cercle mural. Ce cercle, par construction, ne se meut que dans le plan du méridien. Six repères fixes, portant des microscopes à oculaire micrométrique, viennent viser son pourtour divisé et permettent de mesurer, à une fraction de seconde près, les déplacements angulaires de la lunette qui a été fixée au cercle et qui l'entraîne avec elle dans son mouvement. On détermine d’abord, par l'observation de deux passages méridiens d’une étoile circumpolaire, la direction du pole céleste dans le ciel : cette direction, étant connue une fois pour toutes, permet ensuite de mesurer les distances polaires des différentes étoiles au moment où celles-ci passent au méridien.

Aujourd’hui, les deux fonctions, autrefois remplies séparément par la lunette méridienne et par le cercle mural, sont réunies dans un seul instrument appelé le cercle méridien : c'est une lunette méridienne sur l'axe de laquelle est fixé un cercle divisé analogue au cercle mural et dont les divisions sont lues avec des microscopes à micromètre. Le réticule de la lunette ne porte pas un seul fil; il en porte plusieurs, cinq ou sept généralement, dont la distance angulaire a été soigneusement déterminée : l’astronome observe les temps des passages successifs d’une étoile devant les sept fils et prend la moyenne des observations. Afin d'éviter le plus possible les chances d'erreur, il donne, à chaque passage, un fop sur une clef de Morse placée à côté de sa main. Ce top marque une encoche sur un trait continu tracé par un style sur une bande de papier qui se déroule, entrainée par un mouvement continu. Un second style trace sur la mème bande, à côté du premier trait, un second qui marque, à chaque seconde, une encoche commandée par le balancier d’une horloge sidérale. On peut en outre inscrire sur la même bande un troisième trait, donnant à chaque centième de seconde une encoche commandée par un diapason vibrant.

Des organes spéciaux sont prévus pour «

régler »

la lunette du cercle méridien avant chaque observation; pour s'assurer, par retournement, de la parfaite horizontalité de son axe de rotation; enfin, pour déterminer la flexion qu'elle peut subir du fait de son propre poids. Des mires spéciales sont installées dans le plan du méridien, de façon que l'on puisse s'assurer, par des visées préliminaires, que la lunette ne peut effectivement se mouvoir que dans le plan exact du méridien du lieu.

On fait aujourd'hui des cercles méridiens de orandes dimensions à l'usage des observatoires et des cercles méridiens « portatifs » pour déterminer les longitudes dans les expéditions géodésiques et

LA

scientifiques. Ces derniers permettent d'évaluer facilement la demi-seconde d'angle: les premiers mesurent les angles à moins d'un dixième de seconde.

Nous dirons un mot des instruments servant mesure du temps mètres) quand nous étudierons le problème de l'heure.

à la horloges et chrono-

195. Les travaux d’un observatoire. — Le service méridien. — Les étoiles « fondamentales ». — Les erreurs personnelles.

— [es observations méridiennes sont essentielles en astronomie : on peut dire justement qu'elles en constituent la base.

Chaque observatoire possède au moins un cercle méridien, et la règle est d'observer le Soleil, la Lune et les planètes à leur passage au méridien en toutes circonstances et toutes les fois que l’état de l'atmosphère le permet.

On compare ensuite les heures et les distances zénithales de ces passages à celles que

on —

Un CERCLE méridien PORTATIF (modele Mailhat).

prévoit la théorie et qui sont indiquées dans la Connaissance des temps, annuaire astronomique que publie, d'après ses calculs basés sur la théorie de l'attraction, le Bureau des longitudes au moins deux années d'avance.

Ce travail incessant, pénible, fastidieux mème, doit cependant être continué indéfiniment, de jour en jour, d'année en année, de siècle en siècle. Son but est de fournir à la théorie les éléments incessants d'observation indispensables à ses progrès. [Il ne faut pas oublier que les plus grandes découvertes, en astronomie, sont laquelle, depuis deux siècles, les observations méridiennes ont été faites, tant à l'observatoire de Greenwich qu'à celui de Paris, avec une précision toujours croissante.

Les astronomes qui sont chargés de ce « Service méridien », dont on comprend toute l'importance, observent aussi chaque jour un certain nombre d'éloiles de toutes les grandeurs, afin d'en déterminer aussi droite et la déclinaison. Ils en forment alors des Calaloques d'étoiles qui donnent ces coordonnées pour une certaine date : tels sont le catalogue de Bradley, qui contenait 5000 étoiles jusqu'à la sixième grandeur; le catalogue de Piazzi, celui de Lalande, celui de Lacaille pour le ciel visible dans l'hémisphère austral, pour n'en citer que quelques-uns. Aujourd'hui le nombre des étoiles ainsi cataloguces dépasse cinq cent mille.

Ces étoiles servent de points de repère pour les observations des comètes et des petites planètes qui sont rarement observables à leur passage au méridien et pour lesquelles on emploie les « instruments équatoriaux » dont nous parlons plus loin.

Parmi les étoiles qui servent ainsi de points de repère, ilen

dues précisément à la persévérance avec

exactement que possible lascension

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