ÉQUATORIAUX
PS
CL L. Rudaux.
Le GRAND EQUATORIAL de l'observatoire de Paris, construit par Secrétan.
parallèle au plan de l'équateur, et on peut lire, sur ses divisions, les ascensions droites directement. Le cercle vertical, dans ces conditions, fait alors connaître les déclinaisons.
De plus, l'instrument est entrainé par un mouvement d'hRorlogerie réglé sur le mouvement diurne et réglé avec toute la précision possible. Dès lors, quand on a amené la lunette à être pointée sur une étoile déterminée de façon que l'image de celle-ci se fasse au centre du réticule, elle y tout le temps, l'instrument devant suivre, grâce à son mécanisme d'horlogerie, le mouvement du ciel tout entier.
Pour repérer par rapport à une étoile fondamentale un astre soumis à l'étude, une petite planète, par exemple, on mesure ses distances à l'étoile fondamentale la plus proche à l’aide d'un oculaire micrométrique portant, non pas un, mais deux fils mobiles : l'un parallèle au cercle des ascensions droites, et l'autre dansle sens perpendiculaire. On détermine ainsi les coordonnées, ascension droite et déclinaison, de l'astre étudié à un instant donné, en les rapportant à celles d'une étoile fondamentale connue et en déterminant les diflérences par des mesures faites à l’oculaire micrométrique.
S'il s'agissait d'obtenir directement ces coordonnées à l'aide des cercles divisés dont l'équatorial est muni, elles seraient aflectées d'erreurs grossières, la construction mème de l'instrument avec sa lunette en « porte à faux » lui imposant des flexions qui changent à chaque instant avec sa position. Mais, dans le système d'observation que nous avons décrit, erreurs disparaissent, puisqu'elles aflectent également l'astre étudié et l'étoile à laquelle on le rapporte, et qui se trouvent à la fois, très près l’un de l’autre, dans le champ de la lunette.
L'importance des « équatoriaux » est donc considérable; de plus, ces instruments sont nécessaires pour les opérations de
restera
ces
photographie astronomique, qui exigent des poses d'une cer= taine durée; ils sont également nécessaires pour étudier la lumière qui vient des étoiles à l’aide de l'analyse spectrale : on les munit d'un spec{roscope ou d'un spec{rographe.
Mais il faut, pour ces diverses applications, des instruments
LE GRAND EQUATORIAL 195
Phot. G.-C, Blakslee.
L'OBSERVATOIRE DE YERKES, Williams-Bay (Wisconsin), États-Unis. (La grande coupole de droite a un diamètre plus grand que celui du Panthéon de Paris.)
de plus en plus puissants; on est donc arrivé à augmenter graduellement les dimensions de l'objectif. On a ainsi ces équatoriaux gigantesques, comme celui de l'observatoire de Meudon, dont l'objectif a 78 centimètres de diamètre et 16 mètres de longueur focale; comme celui de l'observatoire de Nice, avec un objectif de 75 centimètres d'ouverture, comme celui de l'observatoire du Mont Hamilton, dont la lunette, construite aux frais de James Lick, a une ouverture de 90 centimètres ; comme celui, enfin, de l'observatoire de Yerkes, dont le tube gigantesque, long de 18,50, porte une lentille ayant un mètre d'ouverture.
Pour abriter de semblables instruments, on les recouvre d'une coupole tournante, dont une fente mobile peut être découverte suivant un quart de cercle. Et pour que l'observateur puisse aller mettre son œil à l'oculaire dans toutes les positions de celui-ci, des systèmes compliqués d'escaliers et de platesformes mobiles permettent son transport à toutes les hauteurs et dans toutes les directions.
195. L'équatorial coudé.— Les sidérostats. — Le cœlostat. — La grande lunette de 1900. — La difficulté provenant des dimensions croissantes que l'on était amené à donner aux équato- Le GRAND ÉQUATORIAL de l'observatoire de NICE riaux, l'incommodité des positions que (18 mètres de longueur, 0,75 d'ouverture), construit par Gautier,