‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 237 sur 390 · LA RÉFORME DU CALENDRIER · texte numérisé non relu

LA RÉFORME DU CALENDRIER

pprimer un jour entier vers l'an 4609.

ns toucher, 1 à l’année, ni au jour,

nomiques. kt nous ne pouvons guère,

la semaine, dont l'usage, établi depuis la

juité, est aujourd'hui universel, dans tous les

C'est donc sur la durée et la succession des mois que devront porter les tentatives de réforme. è

En 1884, sur l'initiative de l'apôtre de l'astronomie, Camille Flammarion, la revue l'Astronomie ouvrit un concours pour le meilleur projet; il en fut présenté plus de 50, dont la plupart reproduisaient, dans ses grandes lignes, un projet proposé antérieurement par C amille Flammarion lui-même :

Du moment que 365 n'est pas divisible par 7, il n'y a que deux solutions pour obtenir un nombre entier de semaines.

Ou bien diviser l’année en 73 semaines de à jours, ce qui serait inadmissible au point de vue du travail, ou bien réduire l'année à 364 jours, formant e xactement 52 semaines auxquelles s'ajouterait un jour hors rang, c'est-à-dire sans date (on en ajouterait deux pour les années bissextiles).

Cette dernière combinaison parait la seule possible, du moment où l’on veut conserver la semaine actuelle, et elle est à la base de tous les projets; c'était celle du projet Flammarion, qui demandait 4 trimestres égaux, formés chacun de 2 mois de 30 jours et d'un mois de 31 jours; l'année commençait le 1°r janvier, et Pâques avait une date invariable fixée au 7 avril. I y avait, en outre, un (ou deux) jours sans date.

Une fois ce principe posé et admis, il faut chercher à répartir ces 52 semaines. On a, d'abord, pour les 364 jours « comptés », quatre trimestres de 91 jours, c’est-à-dire de 13 semaines chacun. Mais alors se pose la difficulté de répartir ces 13 semaines en 3 mois. La répartition exacte en est impossible, et il faut «truquer », pour employer une expression familière.

C'est par la manière dont se font ces « truquages » que les

divers projets se distinguent les uns des autres, le principe général ayant, comme nous l'avons dit, été posé par Flammarion. Nous allons en examiner quelques-uns.

. Projet de M. Robertson. — Le projet de M. Robertson, un Ecossais de Kirckaldy, est, au point de vue du résultat général, d'une très heureuse conception : la semaine, le mois, le trimestre commencent toujours par un dimanche; il en résulte qu'une date quelconque correspond toujours au même jour de la semaine, dans tous les mois. Mais pour arriver à ce résultat, il y a une inégalité plus grave encore que celle que comporte notre actuel calendrier : chaque trimestre comprend 2 mois de 28 jours (4 semaines) et un mois de 35 jours (5 semaines). Cela rend très difficile le paiement des salaires «au mois ».

Projet de M. Grosclaude. — L'auteur, qui est professeur de mathématiques à Genève, propose de partager l’année en 4 trimestres, dont chacun comprendrait deux mois de 30 jours et un mois de 31 jours. Le 365° jour, hors date et «hors semaine», se placerait entre le dimanche 31 décembre et le lundi 1‘ janvier. Quant au jour bissextil, qui arrive tous les 4 ans comme jour supplémentaire, on le placerait entre le 31 juin et le {er juillet. La fète de Pâques serait célébrée à date fixe le T avril de chaque année.

Ce projet présente des avantages très sérieux.

De même que dans toutes les combinaisons où l’on adopte des trimestres de 91 jours ou de 13 semaines, il y a une concordance parfaite de jour et de date pour tous les jours des mois qui, dans chaque trimestre, occupent le mème rang. Ainsi, par exemple, si le 1°" janvier est un lundi, le 1‘ avril, le Aer juillet, le 1°" octobre tomberont aussi un lundi. Cette concordance se continue indéfiniment.

De plus, le 15 et le 30, c'est-à-dire les jours d'échéance, ne tombent jamais le dimanche; le 31 étant, d'autre part, toujours un dimanche, cela permet de fixer au 30, d'une façon régulière et invariable, l'échéance de chaque mois. Enfin, au point de

l industriel, l'inégalité des mois de 30 et de

vue commercial ou 31 jours est compensée par ce fait que, les mois de 31 jours

ayant 5 dimanches, tandis que les mois de 30 jours n’en ont que 4, tous les s comprennent également 26 jours ouvrables.

On peut objec que la Toussaint et l'Assomption tombent

ces fètes tombent, actuellement, Noël et le Jour de l’an. En revanfrappé de la symétrie des triressant projet.

chacune un mercredi: mais souvent en semain

che, on ne peut manque mestres que présente « ce tres inté

Projet de M. Armelin. — Ce projet, qui remporta le premier prix au concours de 1884-1887, comporte les points essentiels suivants :

a) L'année est formée de 4 trimestres égaux et de ou 2 jours supplémentaires, chaque trimestre comprenant 13 semaines entières avec 91 jours, à l’aide de 2 mois de 30 jours et d'un mois de 31. A l'encontre du projet Grosclaude, où le mois de 31 jours est le dernier du trimestre, le projet Armelin en fait le premier.

b) La continuité de la semaine est interrompue pour permettre l'intercalation des jours supplémentaires, de manière que les mêmes dates correspondent toujours aux mêmes jours de la semaine.

Projet de M. Bigourdan. — M. Bigourdan, membre de l’Institut et des Bureaux des longitudes, dans un projet qu'il a minutieusement étudié, accepte la première des propositions du projet Armelin, mais rejette la seconde. Il s'est proposé, surtout, d'éviter les jours « hors rang », dont il se refuse à admettre l'utilité.

A cet effet, il propose, pour chacun des trois premiers trimestres, deux mois de 30 jours et un mois de 31; quant ‘au quatrième trimestre, il serait composé d'un mois de 30 jours et de 2 mois de 31, sauf les années bissextiles, où les 3 mois seraient de 31 jours.

On obtient, de la sorte, jusqu'en novembre ou décembre, 1a concordance des jours et des dates entre les mois occupant le même rang dans chaque trimestre; mais, d'une année à l’autre, il y a « décalage » d’un jour pour une même date et de deux Pre dans le cas d’une année bissextile.

Projet de M. Delaporte. — En 1914, un congrès international, relatif à la réforme du calendrier, a été tenu à Liége. A ce congrès, un distingué ingénieur français, M. Delaporte, qui en fut, d’ailleurs, élu vice-président, a proposé une solution toute nouvelle, tout à fait originale, et que personne, jusqu'ici, n'avait osé préconiser.

M. Delaporte constate que la semaine est une période entrée |

dans les mœurs et à laquelle il ne faut pas toucher. Dans ces conditions, il faut et il suffit, pour établir l'équilibre dans l’année économique, que la semaine soit contenue un nombre entier de fois dans tous les multiples dont elle est susceptible ainsi que dans les sous-multiples de l’année.

Pour cela, l’auteur « stabilise » la semaine. Comme les auteurs des autres projets, et à la suite de Camille Flammarion, il « neutralise » le 365° jour (et le 366° pour les années bissextiles) et répartit les 364 jours restants en 52 semaines.

Mais, ce nombre 52 n’est pas divisible par 12. Il faut donc, si l'on tient à conserver 12 mois, ou bien avoir des mois

Solstice d'hiver 2 3 € 5 6 7? B 9 10 1 12 19 18 15 16 17 18 19 20 21 22 23 26 25 26 27 28

"Mois Lol MMI VISIO mInluiv IS [of [uma [VIS [ofe [mm [VIS]

22Dec”* Noel 1% Janner

Fevrier =

HI

Page 1