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Le projet de CALENDRIER de l'ingénieur Paul DELAPORTE.
ÉASSD' ARE DEMI A inégaux, ou bien augmenter le nombre des jours « hors
rang ».
Mais 52 est exactement divisible par 13 : 4 fois 13 font, en effet, 52. M. Delaporte s'arrête donc à la combinaison, alors très simple, que voici : l'année serait formée de 13 mois, tous d’une durée de 28 jours ou 4 semaines; cette combinaison est d'autant plus curieuse qu'elle a pour base le nombre 13, qui est un « nombre premier ».
Ces treize mois, par contre, ne sauraient donner quatre frimestres exacts. Mais le trimestre est une division peu utile, et d'un intérêt d'autant plus faible que nos trimestres, dans le calendrier actuel, ne sont pas d’égale durée.
M. Delaporte néglige donc les trimestres et les remplace par quatre saisons, comprenant chacune 13 semaines, soit 3 mois pleins et une semaine.
Il fixe le premier jour de l'année au 22 décembre, jour du solstice d'hiver, ce qui est tout à fait rationnel au point de vue astronomique. Le printemps commence le S° jour du 4° mois, c'est-à-dire le 23 mars actuel; l’éfé commence le 15° jour du 7° mois, et l'automne débute le 21 septembre. Les saisons sont donc ainsi régularisées.
Chaque mois, chaque saison, comprend ainsi le même nombre de jours de travail et le mème nombre de jours de repos. Tous les mois sont identiques. Si l’on appelle dimanche le 1°" jour de la semaine, tous commencent par un dimanche et finissent par un samedi. Il en est de même des saisons. Il y a concordance complète et perpétuelle de jours et de date entre les différents mois. Ainsi, le 3, le 10, le 17, le 24 seront toujours un mardi, et ainsi de suite. C’est le Synchronisme hebdomadaire.
Reste la question du jour neutre complémentaire, du jour «hors rang ». L'auteur du projet propose de l’infercaler entre le samedi qui termine l’année et le dimanche qui commence l’année suivante. Dans le cas des années bissextiles, le second jour se place à la suite du premier, et ce jour ou ces jours, correspondant aux fètes du Jour de l'an, pourraient très bien être décrétés jours fériés.
On comprend, sans qu'il soit besoin d’insister, combien cette régularité dans la répartition du temps en intervalles égaux est susceptible de faciliter et de simplifier les détails de la vie économique aussi bien que ceux de la vie courante. Elle rend plus aisés les calculs des hommes d’affaires, qui, actuellement, en comparant les recettes ou les dépenses de deux mois ou de deux trimestres, sont toujours en présence d'un nombre de jours différent. Elle supprime la bizarrerie qui atteint les « patrons »; ceux-ci, en effet, en échange d'un même salaire mensuel, reçoivent 24 jours de travail en février, et tantôt 25, tantôt 26 les autres mois. Elle évite aux journaux hebdomadaïres une conséquence assez curieuse de notre calendrier actuel : Notre année, en effet, compte 52 semaines, plus un jour. Par suite de ce décalage, tous les six ans, avec notre calendrier présent, l’année compte 53 samedis. On est donc forcé, cette année-là, de fournir aux abonnés, pour le mème prix, un numéro de plus.
Tel est le très original et très séduisant projet de réforme du calendrier proposé par M. Delaporte.
Naturellement, comme toute chose nouvelle, il suscite des objections. Nous laisserons de côté celle, par trop puérile, des gens superstitieux qui voient avec terreur une année composée de freize mois! Nous ne nous arrèterons pas davantage à celle des timorés qui craignent de voir jeter « un trouble dans des habitudes séculaires »; toute réforme du calendrier comportera forcément un changement dans nos habitudes, quelle qu'elle soit. Dès lors, autant se rallier à une solution complète qu'à une solution hybride.
On a objecté au projet Delaporte qu'ilimplique l'augmentation des salaires; il est à peine besoin de dire que cette objection est toute superficielle. Au lieu de toucher chaque mois le douzième de son salaire annuel, l'employé en touchera le freizième ; seulement il le touchera 13 fois, et rien ne sera changé, ni dans son travail, ni dans sa rémunération, D'ailleurs, il suffirait de généraliser, comme cela existe en Angleterre, le paiement « à la semaine » pour lever toutes difficultés. Quant aux termes de loyer, ils se paieront « à la saison », c'est-à-dire, comme à présent, quatre fois par an.
Rappelons, pour terminer cet exposé, un mémoire du professeur Stanoiévitch, recteur de l'Université de Belgrade, qui propose de changer l’origine de la numération des années « grégo-