LE SYSTÈME DE
astres dans le ciel ; c’est lui qui imagina le mode de projection orthogonale des cartes géographiques; c'est lui encore qui inventa et perfectionna la trigonométrie sphérique, c'est-à-dire l'outil de calcul le plus indispensable aux astronomes. On voit, par ce résumé trop bref, combien l'œuvre de l'astronome grec fut colossale et féconde.
C'est à Ptolémée que l'on doit de connaître les travaux d'Hipparque, qui ont disparu sous leur forme originale ; il les a tous condensés dans son A {mageste, livre qui résume l'état de la science humaine à l’époque (130 avant J.-C.) où il fut écrit. Ptolémée, comme découvertes personnelles, fit celle de l’évection de la Lune. Mais il fut surtout un prodigieux érudit, un homme connaissant tout, et c’est lui qui fut l’auteur du « système de Ptolémée » pour expliquer le mouvement des planètes et du Soleil autour de la Terre, système qui prit si bien racine dans la science qu'il fut enseigné, pour ainsi dire, comme article de foi, pendant quatorze siècles. Voici en quoi il consiste essentiellement (/ig. 159).
Ptolémée plaçait la Terre au centre du Monde. Comme, de plus, il admettait que le mouvement circulaire et uniforme était la représentation la plus complète de la perfection, il considéra que le Soleil S et la Lune L décrivent autour de la Terre T des cercles parfaits, dans des temps égaux respectivement à l’année sidérale et au mois.
Mais ce mode simple de représentation ne suffisait pas pour les planètes : il eut alors recours à une conception plus compliquée et réalisa la combinaison des mouvements circulaires par la conception des épicycles, c’est-à-dire des cercles se mouyant sur d’autres cercles.
Considérons une planète inférieure, Vénus par exemple, et imaginons un point C décrivant d'un mouvement uniforme un cercle ayant son centre au centre T de la Terre, et se trouvant toujours sur le rayon T S allant de la Terre au Soleil. Du point C comme centre, décrivons un cercle sur lequel un point V se mouvra d’une façon uniforme, de façon que le rayon C V fasse un tour en 225 jours, durée de la révolution de Vénus ; le point V représente, dans le système de Ptolémée, la planète Vénus dans toutes ses positions; il en est de même pour Mercure, pour lequel on peut construire une figure analogue, qui n’a pas été tracée, afin de ne pas surcharger le dessin.
Considérons maintenant une planète extérieure, telle que Mars. Ptolémée, pour en figurer le mouvement, considère un point C', qui se meut uniformément sur un cercle TC' en le parcourant pendant un temps égal à 1 an 222 jours, durée de la révolution de Mars; mais il considère un point M, mobile sur un cercle ayant toujours son centre en C', et dont le mouvement est réglé par la condition que la droite C'M doit toujours être parallèle au rayon TS; le point M décrira donc son
Le principe du système de PTOLÉMÉE.