PTOLÉMÉE
Le SPHINX et là GRANDE PYRAMIDE
cercle en une année sidérale, et ce point M figurait, pour Ptolémée, la planète Mars dans toutes ses positions. On avait une construction analogue pour Jupiter et pour Saturne.
Indépendamment de cette conception du mouvement des planètes, Ptolémée envisageait le monde comme composé de deux régions : la région élémentaire et la région éfhérée.
La région élémentaire comprenait les quatre éléments : la terre, l'eau qui la recouvre aux trois quarts, l'air qui l'enveloppe de son vêtement gazeux et le feu par-dessus. La région éthérée entourait la première et comprenait onze cieux, tournant autour de la Terre, et au delà desquels se trouvait l'Empyrée ou séjour des bienheureux.
L’Astronomie fut également cultivée par les Romains, etilne faut pas oublier que c'est à Jules César que l'on doit le calendrier Julien, encore en usage aujourd’hui chez les Russes, les Roumains et les Grecs. Les écrivains latins parlent souvent des phénomènes célestes : Cicéron donne une description remarquable des mouvements planétaires dans le Songe de Scipion ; Sénèque affirmait que les comètes n'errent pas au hasard, mais « suivent des routes tracées par la Nature ».
Au moyen àge, ce sont surtout les Arabes qui cultivèrent l’Astronomie, moins peut-être par des découvertes personnelles que par la transmission qu'ils nous ont faite des travaux de Ptolémée et de ses prédécesseurs; le calife de Bagdad, Al Mammoun, qui régnait vers l'an S00 après J.-C., fit faire en arabe une traduction de l'A /mageste de Ptolémée, et prit l'initiative de la mesure d'un arc de méridien dans les plaines de la Mésopotamie.
224. Copernic et Galilée. — Nous ne nous attacherons qu'un instant au nom de Jean Müller, plus connu sous le pseudonyme de Regiomontanus, né à Cobourg en 1436, et qui fit une étude très complète de la fameuse comète de 1472, pour arriver tout de suite à l’un des plus grands noms de l’Astronomie, à Copernic.
Copernic, né à Thorn, en Pologne, en 1473, doit en efet, à
juste titre, ètre considéré comme le fondateur de l’Astronomie
moderne. Il avait lu que Pythagore, comme nous l'avons dit, avait enseigné l’immobilité du Soleil et la translation des planètes autour de l'astre central: par ses observations nombreuses, par ses calculs, il sut donner un corps à ce qui n'était qu'à l’état d'esquisse. Il supposa le Soleil fixe, et les planètes décrivant autour de lui des cercles; la Terre était simplement ramenée au rôle de planète du système solaire et la Lune tournait autour d'elle.
Sauf la forme elliptique des orbites, on voit que le système de Copernic représentait la réalité des choses ; du coup, la moitié des cercles imaginés par Ptolémée pour ses « épicycles » disparut de l'horizon de l'Astronomie. Il put déterminer les dimensions des orbites des planètes; le mouvement diurne des étoiles fut ramené à ce qu'il était, c'est-à-dire à une simple apparence due au mouvement de rotation de la Terre sur elle-même.
Cependant, comme toutes les vérités nouvelles, le système de Copernic fut ardemment combattu. D'abord, il heurtait des
PEÉRNTCTETACADIMERSE
lantés dans l'esprit humain depuis esquels on s'était accoutumé à consiédictant la loi infaillible
lémée comme estes; ensuite, aux yeux de beaucoup, il i dire, « déchoir la’ Terre », en lui ôtant sa ins l'univers pour la faire descendre au rang
dépendant du Soleil; enfin, on lui faisait ns, celles-ci d’allure plus scientifique, il faut le
\insi, on lui disait : «Mais, si Vénus tourne autour du Soleil comme la Lune autour de la Terre, elle doit, comme notre satellite, présenter des « phases »; or, on ne les voit pas. »
On lui objectait encore la difficulté d'admettre le mouvement de rotation autour de son axe, étant donné que ce mouvement
ne se manifeste par aucune preuve matérielle.
On lui objectait enfin la complexité du mouvement que son système imposait à la Lune, obligée de tourner autour d'une Terre assujettie elle-même à tourner autour du Soleil central. Toutes ces objections furent levées par l’illustre Galilée, né à Pise en 1564 d'une famille noble, et qui s'était consacré de bonneheure à l'étude des sciences exactes.
Outre ses découvertes, dont nous parlerons plus loin, il construisit la première lunette astronomique, en utilisant la découverte de deux lunetiers hollandais, Janssen et Lippershey.
Galilée transforma leurs appareils, simples objets de curiosité, en un véritable instrument d'observation céleste, et réussit à construire une lunette d'un grossissement linéaire de 30 fois, c’est-à-dire faisant voir la surface apparente des astres 900 fois plus grande qu'à l'œil nu.
Grâce à cet instrument et à ce qu'il permit de découvrir dans le ciel, toutes les objections au sytème de Copernic tombèrent successivement.
« Vénus n'avait pas de phases, » disait-on ? mais c’est simplement qu'on ne pouvait pas les distinguer à l'œil nu, et Galilée les observa très nettement à l’aide de sa lunette.
« La Terre ne doit pas tourner sur elle-même, » objectait-on ? mais Galilée découvrit les taches du Soleil et constata, par la rotation de ces taches, la rotation du Soleil lui-même. Dès lors, il n'était plus absurde d'admettre la rotation d'une simple planète en présence de celle, bien constatée, de l’astre central.
« Le mouvement de la Lune est trop complexe, » lui disait-on
Nicolas COPERNIC, chanoine de Thorn (1473-1543).
enfin? mais Galilée découvrit quatre satellites de Jupiter; c'étaient donc, non pas une, mais bien quatre lunes qui gravitaient autour d’une planète, suivant la loi indiquée par Cop Il n’était donc pas plus absurde d'admettre le mouvement du satellite unique de la Terre que celui des quatre satellit :
Er s que ce fut Galilée qui découvrit, en 1583, dans la ca P où il regardait osciller une lampe suspend loi de l’isochronisme des oscillations du
pendul t glisser des corps le long d’un plan incliné,
il décou ois de leur chute, et en laissant tomber nature du haut de la Tour penchée de tuité était La même pour tous.
des corps Pise, il con On voit dot \ science doit à cet homme de génie, si justement i une existence troublée par les polémiques que su rines, Galilée, qui avait enseigné
à Padoue, puis int aveugle à l'âge de soixante-