‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 261 sur 390 · TYCHO-BRAHÉ ET · texte numérisé non relu

TYCHO-BRAHÉ ET

quatorze ans et mourut F !

dans une maison de campagne près de cette ville,

en 1642.

225. Tycho-Brahé (1546-1601) et Képler (1571-1630). — Mais avant Galilée, dont nous avons mentionné les découvertes un peu par anticipation, à cause de la confirmation qu'elles apportaient aux doctrines de Copernic, un autre astronome préparait les voies à l'énoncé définitif des mouvements célestes par le nombre et la qualité des observations qu'il faisait : cet astronome fut Tycho-Brahé, né en Scanie en 1546 et mort à CL. L. Rudaux Prague en 1601. La TOUR PENCHÉE de PISE

Tycho-Brahé est l’un des plus grands observateurs qui aient jamais existé, et il avait d'autant plus de mérite à cela que toutes ses observations étaient faites à l'œil nu, les lunettes n'étant pas encore inventées à son époque. Îl était, d’ailleurs, d'une ingéniosité et d’une habileté rares pour imaginer et construire lui-même les instruments dont il se servait. Frédéric Il, roi de Danemark, lui donna la petite île d'Huene, située près de Copenhague, où il fit construire l'observatoire d'Uraniborg. Pendant vingt ans, il y fit un nombre prodigieux d'observations d'étoiles, de comètes, de planètes surtout; c'est grâce au nombre et à la précision de ces dernières que son élève Képler put découvrir les lois définitives qui ont illusté son nom. A la mort de son protecteur Frédéric II, Tycho-Brahé connut la disgrace: il se retira à Prague, où il mourut à l’âge de cinquante-cinq ans.

[l y avait professé pendant quelques années et y eut, nous l'avons dit, comme élève Æépler, né à Weil (Wurtemberg) en 1571, et qui était professeur de mathématiques et rédacteur des almanachs à Gratz, en Styrie. Des événements politiques l'ayant obligé à quitter Gratz, Képler accepta l'offre de Tycho- Brahé et vint l'aider dans ses travaux; il fut, à la mort de son maitre, nommé astronome de l'empereur Rodolphe IT.

C'est en discutant les observations si précises de Tycho- Brahé sur les mouvements des planètes, de Mars en particulier, qu'il s’aperçut de l'impossibilité qu'il y avait à conserver pour ces astres les orbites circulaires que leur avait assignées Copernic.

En présence des difficultés qu’il rencontrait dans l'interprétation de ces observations, il renonça au cercle, se tourna vers l'ellipse, et vit qu'en plaçant le Soleil à l'un des foyers de la courbe, toutes les difficultés étaient levées; il énonçaalors les trois lois dites « de Képler » et qui peuvent être regardées comme l'expression de l’un des plus grands efforts du génie de l’homme.

226. Isaac Newton et la gravitation universelle.— Toutes les pierres étaient prètes pour l'édification du monument suprème qui devait définitivement asseoir l'Astronomie sur des bases inébranlables; il manquait l'homme de génie, l’architecte qui devaiten donner le dessin. Cet homme de génie fut /saac Newton 1642-1727), né en Angleterre, à VVoolsrop, dans

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