NEWTON
retour pour 1758 de la comète de 1682,
s justement, encore aujourd’hui, le nom
\ngleterre en 1692, fut directeur de l’obserireenwich. Ce fut un observateur aussi remarquable isciencicux: entre autres découvertes, il fit celle de la j tion de la Terre et celle de l’aberration de la lumière, grace à laquelle on a une preuve matérielle de son mouvement
le translation.
228. Les continuateurs de Newton : Clairaut, d’Alembert, Lagrange et Laplace. — Clairaut (1713-1765), qui était déjà, à dix-huit ans, membre de l’Académie des Sciences, se signaia par un magnifique travail sur les comètes : Halley venait d'annoncer la périodicité de celle de 1682; mais la périodicité de cet astre, dont on n'avait observé que trois apparitions, était de 13 mois plus longue de 1531 à 1607 que de 1607 à 1652.
Clairaut entreprit le travail formidable qui consistait à calculer les perturbations de la comète en lui appliquant la loi de Newton et, après de longues recherches, annonça qu'elle passerait à son périhélie vers le milieu d'avril 1759, ajoutant qu'il pouvait se tromper d’un mois dans sa précision, en raison des termes qu'il avait été forcé de négliger dans ses calculs. Le mois d'écart qu'il avait demandé fut suffisant, car la comète passa le 12 avril 1759; c'était un triomphe de plus pour la loi de Newton.
Ce fut également Clairaut qui, avec Maupertuis, Camus et Lemonnier, fit partie de l'expédition envoyée en Laponie pour mesurer près du pôle un arc de méridien, tandis que Bouguer et La Condamine en mesuraient, simultanément, un autre près de l'équateur, au Pérou, afin de déterminer, par la comparaison des deux résultats, la figure exacte de la Terre. =
Clairaut, à son retour, publia un livre admirable sur la figure de la Terre; il y montre que le globe avait dû prendre la forme d'un ellipsoide de révolution aplati et y donne une formule très simple, encore employée aujourd'hui, pour calculer exactement l'intensité de la pesanteur en un point de sa surface dont on donne la latitude.
D'Alembert, né à Paris en 1717, d'une famille illustre, fut abandonné dès sa naissance et recueilli par une famille d'humbles ouvriers, la famille Rousseau. Il fut d'abord appelé Lerond, mais prit plus tard le nom de d’Alembert, qu'il illustra par ses magnifiques travaux.
D'Alembert a, le premier, donné l'explication précise de la précession des équinoxes et de la nutation, en appliquant le calcul aux mouvements de la Lune. Indépendamment de ses travaux d'astronomie mathématique, il publia un Traité de Dynamique, un Traité des Fluides, un Mémoire sur les vents et des fiecherches sur le système du monde. Il fut membre de l'Académie des Sciences et de l'Académie française; ilétait aussi merveilleux écrivain que savant profond, et son caractère était à la hauteur de sa science.
Quand son nom fut devenu illustre, une grande dame, qui était sa mère et qui l'avait abandonné à sa naissance, voulut le reconnaitre : il s'y refusa, déclarant qu'il ne connaissait d'autre famille que celle des modestes artisans qui avaient pris soin de son enfance délaissée.
Lagrange, né à Turin, de parents français, en 1736, a abordé calcul des perturbations des planètes ; avant lui, on ne s'était occupé que de celles de la Lune et des comètes. Les planètes décrivent bien des ellipses, comme l'indiquent les lois de Képler, mais elles ne les décriraient rigoureusement que si elles étaient soumises à l'attraction du seul Soleil; or, elles
S'attirent également entre elles. Il en résulte que les éléments de leurs trajectoires elliptiques éprouvent avec le temps de petits changements qui sont les perturbations ou les inégalités. Si ces iné nt toujours les unes aux autres, dans
le même ser sent par prendre avec le temps des
valeurs importan n les nomme alors des inégalités séculaires. Quand, ure, ces changements se produisent, tantôt dans un set t dans un autre, de manière que leur