INSTRUMENTALE
sion du vernier quiest en coïncidence avec une division du cercle donne en dixièmes de division l'arc supplémentaire qu'il faut ajouter à celui qui est situé le plus près en arrière du point où s’arrète l’alidade.
Les deux figures ci-jointes montrent clairement, la première le principe de la construction du vernier, la seconde la Lecture de l'angle : sur cette figure, la lecture serait 51 degrés et 7 dixièmes, parce que c'est la 7° division du vernier qui coincide avec une division du cercle. En supposant un cercle divisé en demi-degrés, en donnant au vernier la longueur de 29 de ces divisions et en le divisant en 30 parties égales, la différence entre la longueur d'une division du vernier et celle d'une division du cercle sera donc de 1/30 de demi-degré ou de 1/60 de degré, c'est-à-dire d'une minute.
Le vernier a été l’un des grands facteurs du progrès de la géodésie, surtout entre les mains de Borda, qui inventa la méthode de la répétition des angles. On a construit des cercles de 22 centimètres, sur lesquels des verniers permettaient d'apprécier les fractions de degré jusqu'à 1/12 de minute, c'està-dire jusqu'à 5 secondes.
Mais ce moyen fut bien dépassé par l'emploi des microscopes micrométriques, imaginés en 1768 par le duc de Chaulnes, à qui l'on doit de si remarquables méthodes et travaux en matière d'optique.
Un microscope micrométrique consiste en un microscope fixé sur l'alidade mobile du cercle et visant la division à l'aide d'un filfixe tendu dans le champ de l'oculaire. Un fil mobile, fixé à un cadre que l’on commande de l'extérieur avec une vis dont la tète est divisée, peut étre mis en coïncidence, d'abord avec le fil fixe, puis avec la division la plus proche. Le nombre de tours et de fractions de tours qu'il a fallu faire faire à la vis pour arriver à ce résultat donne la distance entre la position du fil fixe, c'est-à-dire de l'extrémité de l'arc à mesurer, et la division la plus proche; il fait donc connaitre la fraction de division qu'il faut ajouter à cette division entière.
Aujourd'hui, on construit des cercles munis de microscopes micrométriques à l’aide desquels on‘apprécie le 1/5 et mème le 1/10 de seconde d'angle.
On applique même le micromètre aux cercles des instruments portatifs et l’on construit des théodolites ayant des cercles de 22 centimètres de diamètre seulement et donnant cependant la seconde par l'intermédiaire des microscopes micrométriques dont ils sont munis.
Alidade
Limbe divisé
Principe des TRANSVERSALES.
2356. Les lunettes et les télescopes. — Le sidérostat et le cœlostat.— Un des progrès les plus nets de l'astronomie d'observation fut réalisé par l’invention des lunettes, d'abord, et ensuite par leur application aux instruments de mesure.
La découverte des lunettes est, dit la légende, due au hasard. En 1608, les enfants de Jean Lippershey, lunetier à Middelbourg, en jouant avec des verres de besicles abandonnés sur la table de leur père, auraient constaté qu'en plaçant un verre
FIG. 161. — Construction et lecture du VERNIER.
EUNENTESMET