‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 301 sur 390 · GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

GÉNÉRALE

DIUNGEOBEN PAMRMIENSENEE

le laboratoire de Potsdam, à l'Institut géodésique, auquel est adjoint un bureau central sous une direction commune. rendus par l’Assocjation géodésique internationale sont immenses c'est elle qui provoqua la Convention du mèêtreet l’institution du Comité international des poids et mesures; c'est elle qui l'initiatrice des beaux travaux qui ont abouti à la découverte et à la mesure des déplacements des pôles:

c'est elle enfin qui, au cours de ces réunions triennales, arrête le plan des opérations géodésiques dont elle juge l’exécution nécessaire pour parfaire nos connaissances relatives à la « figure de la Terre ».

Elle a un rôle scientifique primordial : elle centralise et discute toutes les mesures exécutées, toutes les observa-

Les services

Sa ta Lo

Ambato

a été

Périmètre de la TRIANGULATION de l'ÉQUATEUR.

(Mission géodésique française, 1901-1906.)

Détail

Jusqu'en 1886, le gouvernement prussien avait subvenu seul aux frais de l'Institut géodésique: mais la tâche devenant de plus en plus lourde, on décida de créer une Assocation géodésique internationale, aux frais de laquelle chaque Etat participerait par une cotisation proportionnelle au chifire de sa population. La totalité des subventions ainsi réalisées était, avant la guerre, de 75 000 francs. Tous les trois ans, les délégués des Etats doivent se réunir en une Conférence qui a lieu chaque fois dans une autre ville ; les travaux sont exécutés par

ARCS DE MERIDIENS mesur

Principaux

et de PARALLELES Terre.

s sur la

des TRIANGLES contenus dans le rectangle ombré

tions faites, et en tire les données les plus probables pour les dimensions de la Terre, ainsi que pour les anomalies, pour les écarts que peut présenter sa forme réelle par rapport à sa forme théorique qui est celle d’un ellipsoide de révolution dont elle a, précisément, pour mission de calculer, avec toute l'exactitude possible, les grandeurs des deux axes et la valeur de l’aplatissement. On peut juger par là de son importance et des services immenses qu'elle a rendus et rendra encore

de la carte précédente.

299. La triangulation générale du Globe par la T.S.F. — ASE ne saurions terminer ce chapitre relatif à la mesure de la Terre, sans parler d’un pro;et grandiose, conçu, étudié, mis au point et proposé par le général Ferrié, le maïtre incontesté des applications scientifiques de la télégraphie sans fil, et aujourd'hui membre de l'Académie des sciences.

Le savant officier propose d'appliquer la T.S.F. à une triangulation générale du sphéroïde terrestre.

Les ones électriques cheminant à la vitesse de 300 000 kilomètres par seconde, c'est-à-dire avec la vitesse mème de la lumière, il est possible de transmettre, en utilisant leur propagation, l'heure entre deux stations très éloignées, avec une précision de l’ordre du centième de seconde de temps. Une diflérence « de temps » de cet ordre correspond, à la surface de la Terre, à une distance métrique d'environ 5 mètres mesurée le long de l'équateur.

On peut donc envisager qu’en un point donné du globe, en fixant son heure locale par des observations astronomiques, et recevant, d'autre part, l'heure du pre emier méridien par T.S.F., on puisse calculer, avec une précision de l’ordre de 9 mètres, sa distance au point d'origine des signaux horaires.

En opérant ainsi entre quelques stations importantes et bien déterminées, on conçoit donc qu'il soit possible de tracer, à la surface du globe terrestre, un premier polygone de triangulation fort exact; puis qu'on puisse partir de là pour établir une nouvelle triangulation « de deuxième ordre» dont les triangles, plus petits, seraient plus nombreux, et, abordant enfin des points de troisième ordre, aboutir à une triangulation générale complète du globe terrestre, avec une précision au moins égale et des opérations infiniment plus simples, plus rapides, moins coûteuses que par les lones procédés géodésiques employés jusqu'à présent.

Et c'est peut-être là qu'est la Géodésie de l'avenir.

sm Phot. L. Rudaux.

RUINES DU VILLAGE DE ROGNES (Bouches-du-Rhône), apres le tremblement de terre du 11 juin 1909

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