‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 303 sur 390 · ES · texte numérisé non relu

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présentent une limite que l'épaisseur de l'écorce terrestre ne n seulement dépasser, mais même atteindre.

les températures de fusion des minéraux

res, on peut admettre que l'épaisseur de

tre ne dépasse guère soixante kilomètres, c'est-

à-dire la centième partie du rayon de la

Terre elle-même. Elle est donc, comme

nous le disions, moins épaisse à propor-

tion que la coquille d’un œuf, dont l'épais-

seur est au plus d’un demi-millimètre pour un diamètre de 5 centimètres environ.

Seulement c’est une coquille qui, au lieu

de recouvrir un « blanc » et un « jaune »

inoflensifs, recouvre une accumulation

formidable de matieres ignées, de laves

en fusion. N'est-ce pas là quelque chose

de vraiment merveilleux ?

257. Les éruptions volcaniques. — Ainsi, d’une part, l'écorce terrestre est une mince pellicule, et, d'autre part, comme nous l'avons dit en commençant, formée de l'assemblage de portions isolées soudées les unes aux autres, elle n’est même pas homogène. Si on la compare à la tôle qui constitue les parois d’une chaudière, c'est une tôle qui n’a pas partout une résistance égale, qui présente des « pailles », comme disent les mécaniciens, c'est-à-dire des points où la résistance plus faible est une amorce de la brisure.qui se produira dès que l'effort qui s'exerce à l’intérieur dépassera une certaine limite.

Donc, l'activité interne peut se manifester d'une première manière par la production d’une fissure dans l'écorce et par l'expansion brusque ou lente, à travers cette fissure, d'une partie des matières ignées qui forment le noyau central.

C'est le phénomène qu'on appelle une éruplion volcanique.

Si l'on cherche la cause qui peut la produire, on se trouve en présence d'une question à laquelle il n'est pas de réponse absolument ferme.

Peut-être, sous l'influence de la contraction lente mais continue du noyau central, des gaz sont-ils chassés de ses couches supérieures et viennent-ils s'accumuler sous l'écorce, où leur pression tend à la briser. Peut-être l’eau des océans s'infiltre-t-elle à travers l'écorce, moins épaisse sous les mers que sous les continents, comme le veut la théorie de Lippmann, et cette infiltration de l’eau arrivant brusquement au contact des matières en fusion la dissocie-t-elle immédiatement en ses gaz constitutifs ?

En tout cas, ce qui est certain, c'est que l'énergie interne

ÉPAISSEUR de l'écorce terrestre, a l'échelle du RAYON de la Terre

u VÉSUVE

Le CRATÈRE et

L'INTÉRIEUR du CRATÈRE du Vésuve.

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