‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 310 sur 390 · PRINCIPE DU · texte numérisé non relu

PRINCIPE DU

mesurer, et cette cause est inhérente à la nature de l'expérience : elle réside dans l'élasticité même de la Ferre.

Les calculs dont nous venons de donner les résultats numériques ont tous été faits dans l'hypothèse où la Terre serait rigide et indéformable. Mais si la Terre, douée d'une certaine élasticité, était susceptible d'obéir, en se A déformant, aux attractions luni-solaires, Lee Ds,

. Us 2 »2 + tout serait aussitot changé, et l'écorce ! \ terrestre se comporterait comme se com- à 1 3 . x # porte la surface libre des mers. Et alors Dee ass

l'écorce, élastique et par conséquent dé-

formable, sera soumise à de véritables

« marées » comme le sont les eaux de 7 ss genre F

» 2 : ne ee ‘ 2e. \ l'Océan dont la surface se déforme pério- 1! CS \ diquement sous l'influence des mêmes x 5e £ ARRETE attractions périodiques. Ds res . ————— L'action du Soleil et de la Lune sur FIG. 175. — Courbes des

l'écorce terrestre pour la déformer, et, * Fou

Re A ui. PEN DÉPLACEMENTS de la par suite, pour produire des déviations yERTICALE suivant les de la verticale, est double. Tout d'abord il yaune action superficielle, qui n'agitsur l'écorce que par ses couches supérieures et qui déplace ces dernières par rapport à la verticale, qui reste fixe; cette action est due surtout à l'échauflement que subit, de la part du Soleil, la partie de la Terre tournée vers l’astre, et qui a pour eflet de la dilater inégalement, comme le serail une boule de cuivre chauffée en un de ses points seulement et non dans toute sa masse. Les parties antipodes des régions échauflées ne le sont, à leur tour, que douze heures après. Il ÿ aura donc des déviations apparentes de la verticale dues à léchauflement solaire et qui auront une périodicité diurne. Vi

Mais il y a une seconde catégorie de déviations ie de la verticale, non plus apparentes, celles-là, mais « vraies », et il faut en chercher la cause dans les attractions exercées réellement sur le globe par la Lune et par le Soleil.

Il est clair que si la Terre était parfaitement j rigide, ces attractions ne lui pourraient infliger aucune déformation et que la déviation du fil à plomb pourrait, dans ce cas, se calculer comme nous l'avons exposé plus haut. j

Il est non moins clair que si la Terre était, au ; contraire, parfaitement fluide, sa surface exté- ! rieure changerait constamment sous l'influence ! de l'attraction des deux astres voisins; et, dans | ce cas, il serait impossible de constater les chan- i gements dans la direction de la verticale, faute I de points de repère, tout comme / il est impossible à un marin, en 1 plein Océan, de constater les va- l riations de la marée.

Mais, en réalité, le globe terrestre n'est pas un solide parfait; nous avons vu que, sans aller jusqu'à la rigidité absolue, thcorique, il a cependant une rigidité de l’ordre de grandeur de celle de l'acier. On peut donc admettre que, pris dans son ensemble, notre globe a une certaine élasticité. Dès lors, en vertu des attractions luni-solaires, sa forme sera modifiée périodiquement, en même temps que les actions de l'échauflement solaire déformeront les couches superticielles.

La déviation de la direction du fil à plomb que l'on étudicra ne sera donc que la différence des deux eflets précédents. Et c'est pour cela que les expériences de vérification n'ont pas réussi; toutes avaient été tentées dans l'hypothèse d'une terre absolument rigide, et, mème dans ce cas, l'eflet à mesurer ent été terriblement petit. Mais, en outre, cet eflet se trouve encore réduit par la non-rigidité du sol!

Cependant, au cours des dernières années, les physiciens sont arrivés à établir expérimentalement la déviation de la verticale, non pas en la mesurant directement sur un fil à plomb, mais indirectement, comme la fait le D' Hecker, en se servant du « pendule horizontal » (/ig. 176).

Ce pendule horizontal consiste essentiellement en une tige

déclinaisons de la Lune.

Principe du PENDULE HORIZONTAL.

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