AURORES
POTATRES 213
Photographies d'AURORES BORÉALES,
Arc auroral (Bossekop, 10 mars 1910)
disque solaire, l'apparition d'une tache de dimensions énormes. Outre ces courants telluriques, il existe des courants électriques entre le sol et l'atmosphère.
On voit donc que ces « courants telluriques » sont en con-
BIRKELAND Les lignes de FORCE
Expériences du professeur Kr La « TERRELLA *.
nexion directe avec les variations de l'activité du rayonnement solaire, tout comme les tempêtes magnétiques.
Mais ce rayonnement agit encore sur nous d'une autre manière : il lance dans l'espace les poussières provenant des éruptions, et qui sont chassées, chargées d'électricité négative, pal ia pression de radiation. Une partie de ces poussières parvient, après avoir voyagé dans l'espace, jusqu'à l'at mosphère terrestre, dont elle pénètre d'abord les couches supérieures où la pression est très faible, les Saz y étant trés raréfés.
Quand ces poussières la Terre, il pas oublier que celle-ci présente deux pôles magné tiques; c'est donc en s'infléchissant vers ces deux pôles que les poussières électrisées vont gagner la Ferre, en s'orientant autour d'eux suivant des courbes vague ment circulaires appelées courbes isochasmes. L'arrivée de ces poussières modifiera donc le magnétisme ter-
abordent ne faut
restre aux époques où elle se fera avec plus d'intensité.
Mais, en méme temps, en rencontrant les couches raréfiées de l'atmosphère supérieure, elles y engendre ront une luminescence, comme la décharge rend lumi nescent le gaz raréfié d'une ampoule de Crookes: c'est là l'origine de ces aurores polaires, Si longtemps inexpliquées et dont le professeur Birkeland a pu repro duire artificiellement les circonstances de formation, au cours d'admirables travaux de laboratoire. I à, à cet eflet, figuré la Terre par une sphere aimantée d'acier (/errella), recouverte d’un enduit fluorescent, et il a exposé cette sphire, dans un récipient où l'on pouvait faire graduer le vide, à l'action des rayons <athodiques : le trajet de ceux-ci était accusé par lillu
1 Stormer.
obtenues par le professeur Car d'aurore (Bossekop,
Draperie 3 mars 1910)
mination des points où ils rencontraient la couche fluorescente étendue sur la sphère. Le savant norvégien a pu ainsi repro duire artificiellement toutes les particularités des aurores polaires ; et, comme il les reproduisait précisément avec des rayons cathodiques que les physiciens actuels sont conduits à regarder comme formés de particules chargées négativement, il a apporté, on le voit, une magnifique confirmation expérimentale à la théorie des aurores.
D'ailleurs, cette théorie, dont nous avons donné un très court exposé de principe, a été confirmée d'une manière tout à fait différente par des observations de taches solaires. Si, en effet. cette théorie est exacte, c'est-à-dire si les aurores ont pour ori gine l'arrivée des poussières solaires, il faut réfléchir que ces poussières ne se transmettent pas instantanément dans l'es pace et qu'elles y cheminent, au contraire, avec une certaine vitesse que la théorie a permis de calculer: cette vitesse moyenn est de 1110 kilomètres à la seconde, de sorte que la distance qui secpare le Soleil de la Terre serait franchie en 45 heures par un grain de poussière solaire.
Or, l'astronome italien Ricco a observé précisément que. entre moment méridien et celui où se reproduit le maximum d'intensité d'une tempèt magnétique, il s'écoule un intervalle de temps de 45 heures un autre un intervalle de 42 heures et demie! N'est-ce pas merveilleux, un pareil accord
le où une tache solaire passe au
et demie; dans cas, il a observé
entre la théorie et l'observation, et ne doit-on pas légitimement conclure que celle-ci confirme celle-là d'une manière éclatante !
Enfin, l'arrivée des poussières solaires sur la Terre et dans