‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 346 sur 390 · QUATERNAIRE · texte numérisé non relu

QUATERNAIRE

Squelette du MASTODONTE. (Muséum d'Histoire naturelle de Paris.)

rition sur les cimes et progressent lentement en descendant les vallées; les animaux et les végétaux prennent petit à petit leurs formes définitives et arrivent à une sorte d'état parfait. Ainsi tout est prét pour la souveraineté de l'être qui va conquérir et dominer la planète, c'est-à-dire pour le règne définitif de l'homme, dont les découvertes récentes, faites en Angleterre, ont trouvé des traces indiscutables dans les terrains de la fin de la période pliocène.

293. L'ère quaternaire. Les glaciers et les condensations. — L'ère au cours de laquelle s'est affirmée et étendue la domination de l'homme sur la Terre, et qui se continue encore aujourd hui, est l'ère quaternaire. Les terrains qui la constituent ont un caractère qui les différencie absolument de ceux des ères antérieures, car ils sont surtout dépendants de l'influence des extérieurs : ruissellement, érosion, agents atmosphériques. Ils recouvrent tous les autres et ne sont recouverts eux-mêémes que par les alluvions. Ces alluvions sont dues aux précipitations aqueuses, aux pluies abondantes qui ont été la conséquence de l'abaissement de température provoqué par la disparition presque complète de l'acide carbonique de l'air atmosphérique. Ce sont ces précipitations qui ont donné naissance à la légende du déluge universel, que l'on trouve enracinée trop profondément dans les traditions de tous les peuples pour qu'elle ne traduise pas une réalité. Ce sont elles également qui, produites au moment des abaissements de température dont nous avons parlé, ont donné des chutes de neige d'où provinrent les glaciers dont l'extension fut prodigieuse au début de l'ère quaternaire, début auquel les géolo-

agents

Aspect général de la CHAINE DES PUYS,

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